AÉRONAUTIQUE - BOEING
Le plus grande union syndicale de Boeing menace de faire grève dans les 48 heures si l'avionneur américain ne réévalue pas ses propositions. Une grève qui tomberait mal pour Boeing qui accumule les retards pour son 787 Dreamliner.
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48 heures, c'est le délai qu'accorde le principal syndicat ouvrier de Boeing à la direction pour qu'elle réévalue ses propositions. Faute d'accord d'ici à vendredi sur une nouvelle convention, 27 000 salariés cesseront le travail. Le syndicat a déjà voté en faveur de la grève à 87 %.

 

La convention collective de Boeing proposait une hausse moyenne de 11 % des salaires des mécaniciens. Mais cela est loin d'être suffisant pour "l'International Association of Machinists".

 

Boeing a un carnet de commandes bien rempli : 275 milliards de dollars rien que sur les 787 Dreamliners. Et les salariés entendent bien en bénéficier. Des salariés qui en même temps redoutent la stratégie employée par Boeing, celle de faire appel à de plus en plus de sous-traitants pour réduire les coûts.

 

Mais cette grève pourrait porter un coup à l'avionneur américain. Selon les analystes, si le conflit ne dure rien qu'une semaine, la livraison du long courrier 787 Dreamliner sera une nouvelle fois reportée.

 

Les clients attendent  depuis presque deux ans ces appareils qui devraient consommer moins de carburant que ceux actuellement disponibles sur le marché.

 

Si les négociations échouent, le mouvement social devrait se traduire par une perte de 120 millions de dollars par jour pour Boeing.

 

 

 

 

Gwladys Savery
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