Vendredi 05 décembre 2008

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Sarkozy compte sur le succès du sommet de Damas

Jeudi 04 septembre 2008

Nicolas Sarkozy a achevé sa visite à Damas par un sommet quadripartite réunissant également le Qatar et la Turquie. La question des négociations indirectes entre Israël et la Syrie a plus particulièrement été abordée.

Jeudi 04 septembre 2008

Lisez aussi l'analyse de Jean-Bernard Cadier, spécialiste en politique internationale à FRANCE 24, "Sarkozy parie sur Damas".

 

Le président syrien Bachar al-Assad a indiqué, jeudi, que les participants aux pourparlers de paix entre la Syrie et Israël s’attachent à définir un cadre pour les négociations directes, dont l’"avenir" reste suspendu aux élections législatives israéliennes.


"Nous recherchons une formule, une déclaration de principes pour le processus de paix qui serait une base pour les négociations directes" avec l'Etat hébreu, a déclaré le chef de l’Etat syrien à l’ouverture du sommet quadripartite sur les pourparlers entre Syriens et Israéliens.

 

Temps fort de la visite de Nicolas Sarkozy en Syrie, ce sommet a réuni les présidents français et syrien, l’émir du Qatar, le cheikh Hamad Ben Khalifa al-Thani, et le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan. "C’est le moment le plus important" du déplacement de Sarkozy, note Jean-Bernard Cadier, spécialiste des questions internationales à FRANCE 24.


Selon Jean-Bernard Cadier, ce sommet vaut par sa singularité. "C’est une rencontre inédite à la fois par l’implication de nouveaux acteurs - la Turquie et le Qatar - dans les dossiers du Proche-Orient et la variété des sujets évoqués."

  

Contrairement à l’agenda initial, la rencontre est allée au-delà du dossier syro-israélien. Les quatre dirigeants ont évoqué les autres conflits régionaux, dont le dossier libanais, le nucléaire iranien et la situation en Irak.

 

Entamés en mai dernier, les pourparlers entre Damas et l’Etat hébreu se déroulent sous les auspices de la Turquie. Quatre rounds de négociations se sont déjà déroulés en Turquie. Prévu le 7 septembre à Istanbul, le cinquième a été annulé en raison de la démission du négociateur israélien, Yoram Turbowitz.

  

 

L’avenir des négociations suspendu aux législatives israéliennes

 

 

Qualifié de "crucial" par les observateurs de la scène proche-orientale, ce round devait déterminer l’évolution des négociations directes entre les deux parties. Au cours des quatre premiers rounds, Syriens et Israéliens s’en sont tenus à leurs revendications. "Il y a des points soulevés par Israël, et la question du retrait [du plateau du Golan, ndlr] soulevée par la Syrie", a précisé le président syrien sans en dire plus sur la position israélienne.

 

 

Initiateur du sommet quadripartite selon l’Elysée, Bachar al-Assad a assuré que son pays "répondra favorablement" aux points soulevés par Israël dès qu’ils seront remis au médiateur turc et passera "immédiatement aux négociations directes". Il a, cependant, renvoyé à l’après-législatives israéliennes la poursuite du processus. "Nous attendons maintenant les élections en Israël pour déterminer l'avenir" des négociations "afin que nous soyons sûrs que le prochain Premier ministre continuera dans la même direction d'[Ehoud] Olmert en vue d'un retrait complet du territoire [syrien] occupé".

  

Le chef de l’Etat syrien a souligné le "rôle important" de Washington au Proche-Orient et appelé de ses vœux à une contribution de la France dans les pourparlers israélo-syriens. Par la voix de Nicolas Sarkozy, Paris s’est montrée disposée à assumer un rôle. "J'ai dit au président Al-Assad que si les Israéliens acceptent les principes et que les négociations directes commencent, la France, naturellement, est disponible pour aider ces négociations directes de manière diplomatique, politique, économique, militaire", a affirmé le locataire de l’Elysée.

 

 


 

  • 06/09/2008 09:09:32 Signaler un abus

    manque la traduction

    les passages en langue etrangere ne sont pas traduit comment verifier suis les dire sont vraiment si on ne comprend rien.

  • 05/09/2008 17:32:32 Signaler un abus

    l'argent sale

    chirac, miterand,vge ont tous eu son bocassa pourqoi pas sarkozy ,et lui meriteplus que un gadafi ,assad,...

  • 05/09/2008 15:54:16 Signaler un abus

    Tout à l'honneur de la diplomatie Française

    En digne respect de la parole donnée lors du magistral 14 Juillet, notre Président est tout de même le 1er à remettre en présence les ennemis de toujours.
    Et ça peut marcher, ça a plus de chances de marcher que si rien n'est tenté.
    La Syrie est la clé des conflits du moyen Orient, d'un côté ISRAEL, de l'autre le financement du HEZBOLLAH pour le contrôle du LIBAN, l' ignorer c'est faire la politique de l'autruche...comme celle de Ségolène qui assure aux LIBANAIS être de leur côté en condamnant les ISRAELIENS pour le survol de leur territoire, et le lendemain Chez les ISRAELIENS les assure de son soutien pour le même survol.
    BACHAR AL ASSAD est donc un interlocuteur qu'il est indispensable de convaincre du bien fondé de ne plus financer le HEZBOLLAH.
    Pour l'instant, SYRIE et LIBAN ont fait un 1er pas positif en se parlant et en ré-installant chacun leur représentation diplomatique.
    ISRAEL, ça viendra, en discutant, en négociant, en se parlant.
    L' IRAN, c'est autre chose. La seule animosité Occidentale contre l'IRAN se manifeste contre leurs dirigeants extrêmistes et Islamistes et l'impossibilité de leur laisser la bombe atomique sachant que ces gens ne rêvent en principe que de solution finale sur fond de guerre sainte à leurs yeux..., pas contre le peuple qui d'ailleurs tente de vivre sinon à l'occidentale, au moins au XXI e siècle.
    .../
    C'est sûr qu'en ne faisant rien sur rien on se croit tranquille, sauf qu'on n'avance pas, les autres si !

  • 04/09/2008 20:25:26 Signaler un abus

    Un tel rapprochement,

    S’il se matérialise actuellement, c’est qu’il repose surtout sur une base solide qui existe de ma connaissance depuis au moins les années 1980 et est suivit par de très bons journalistes.
    Ce n’est pas pour rien que certains à peine entrés (dans l’histoire) sont des « cadavres politiques » mais forte heureusement pour le pays (qui ne doit pas subir), il a un très bon allier.
    .

  • 04/09/2008 20:10:50 Signaler un abus

    pour les boursse scolaire

    rien comment commentaire

  • 04/09/2008 19:35:45 Signaler un abus

    Pas de paix tant que Israel occupe le Golan.

    c'est ce point qu'il faut attaquer, on ne peut pas négocier avec celui qui occupe notre terre.

  • 04/09/2008 02:01:23 Signaler un abus

    ..

    Il faut rester réaliste, le rapprochement Paris-Damas et tous ceux qui suivront ne requinqueront pas à terme la diplomatie française puisqu'elle n'a jamais été aussi consensuelle et dévouée à la satisfaction de l'Oncle Sam qu'aujourd'hui. Le problème n'est pas la méthode, c'est la philosophie. Difficile dans ces conditions de clamer que la France "est de retour". Je suis peut-être trop exigeant, mais j'ai grandi avec toute une autre idée de la diplomatie française...
    Nicolas Sarkozy ne sait pas vraiment lui-même ce qu'il peut concrètement tirer des oeillades que lui et Bashar s'échangent. Les États-Unis veulent bien lui laisser une toute petite part du gâteau, un petit espace pour exister internationalement, et si la France semble pouvoir s'en contenter, tant mieux pour elle. On est quand même loin du panache et de la fierté de la diplomatie sous les précédentes présidences. Nicolas Sarkozy espère quand même que sa démarche ne sera pas totalement vaine. Cet essai va peut-être se transformer en "leçon de diplomatie donnée par le disciple à ses maîtres américains". On peut toujours rêver. Une façon de donner l'illusion d'une France capable de jouer un rôle dans la stabilisation régionale (qu'elle n'a plus).
    Nicolas Sarkozy a déjà sauvé des infirmières des griffes d'un Bédouin maniaco-dépressif et mégalo, puis a réussi à lui faire signer des contrats juteux. Rien ne l'arrête. Il l'avait d'ailleurs promis aux Français sur son affiche de campagne avec le slogan "ensemble tout est possible" (il fallait comprendre "avec moi"...) La Syrie n'a pas les ressources de la Libye mais ça fera quand même bien l'affaire de TOTAL. On ne va pas faire la fine bouche non plus...
    Bashar el Assad et Nicolas Sarkozy, c'est juste un "flirt" qui, à défaut de finir en histoire d'amour, ne brisera le coeur d'aucun des deux partenaires. Il n'ont rien à perdre et cela ne les engage à rien.
    On peut résumer la situation en trois points (ou constats):
    1- la grosse claque reçue par la majorité libanaise (une de plus ou de moins, ma foi...)
    2- La naïveté des arabes qui parlent du retour du "gaullisme" (alors qu'il n'a jamais été autant usurpé ou dévoyé)
    3- que la stratégie de Sarkozy sert avant tout à temporiser une issue que tout le monde connaît.

    En revanche, je dois admettre que Damas agit de façon très fine et si cette décision permet de lever le boycott, et peut-être de redonner un peu de tonus à son économie moribonde et d'améliorer la vie de son peuple, alors elle est la bienvenue.
    La Syrie donne certes très peu de gages, mais gagne des points sans rien concéder de trop coûteux. Cynisme, manipulation, supercherie, ou pas, on peut néanmoins saluer le pragmatisme et le changement de style du régime.
    L'arme fatale inattendue, ça reste quand même la belle Asma El Assad, qui apporte un touche de glamour à un régime militaire et à sa vieille garde ventripotente qui avaient besoin d'un ravalement de façade. L'opération séduction fonctionne en tous cas. Asma est à la Syrie ce que Rania (et Nour avant elle) est à la Jordanie. Un atout-charme.
    Je vais peut-être finir ce commentaire en jouant au "Arnaud Montebourg inversé" : "la seule qualité de Bashar El Assad, c'est sa radieuse épouse" (rires)

  • 03/09/2008 10:55:00 Signaler un abus

    réponse à Cirta USA

    vous vous rendez compte de l'absurdité de votre réaction ?
    j'espère pour vous que vous n'êtes ni français, ni européen et encore moins américain...

  • 03/09/2008 01:32:53 Signaler un abus

    ..

    ça ne coûte absolument rien à la Syrie de faire des sourires en France et soutenir la Russie entre deux vols directs Damas-Téhéran. Jouer sur tous les tableaux, brouiller les pistes, ce régime a toujours su le faire. La Syrie louvoie entre les opportunités et les écueils, c'est ce qui explique la longévité du baa'th syrien là où le son faux-frère irakien a échoué. Si ces cérémonials (échange de représentations diplomatiques) plaisent aux pays européens, pourquoi les en priver? doit-elle se dire La Syrie se réhabilite à moindre frais mais elle ne percevra jamais le Liban comme un Etat viable (ce qu'il n'est pas encore d'ailleurs, c'est un agglomérat de confessions avant tout, et dont certaines frontières ne sont pas encore déterminées).
    La Syrie aura toujours une solide assise au Liban, une capacité de nuisance qu'elle utilisera si son régime est menacé.

  • 03/09/2008 01:11:08 Signaler un abus

    sarko

    Sarkozy a réussit pour l'instant à faire reconnaitre diplomatiquement le Liban par la Syrie! c'est déjà enorme!!

  • 02/09/2008 07:38:03 Signaler un abus

    Le ridicule

    La France avec SarKonabot en tete ne represente rien sur l`echiquier internationale, ce n`est que des gesticulations et des bouffonneries mieux vaut pour lui de s`occuper des Francais et la mettre en sourdine.

  • 02/09/2008 06:16:44 Signaler un abus

    Ecran de fumée.

    Je ne suis pas d'accord avec les deux analyses présentées.
    Aujourd'hui, ce ne sont pas les quelques signes de soutien de la Syrie à la Russie (dont les relations seront, à n'en point douter, bientôt au beau fixe avec l'UE) qui dérangent européens et américains mais bien le soutien de la Syrie à l'Iran. Casser les velléités iraniennes. Telle est aujourd'hui la priorité des américains, donc de Nicolas Sarkozy. La Géorgie attendra.
    Il n'y a absolument pas la moindre once de gaullisme dans la démarche de Nicolas Sarkozy. A moins de n'avoir qu'une lecture basique de la situation. Celui-ci joue simplement sa partition dans une stratégie américaine qui consiste à 'isoler l'Iran au maximum et à le priver de son plus grand allié régional. Le réchauffement des relations entre la France et la Syrie est une diversion approuvée par les Américains. Une façon de montrer à la communauté internationale que jusqu'au bout, l'Europe (ou tout bonnement les Etats-Unis et l'OTAN) laissent la porte ouverte pour des négociations et n'hésitent pas à tendre la main à des régimes aux méthodes "douteuses" dans l'espoir de leur faire entendre raison. Sarkozy aime entrer dans la peau de "celui qui ose faire bouger les lignes ou les positions figées". Chacun y trouve son compte.
    Les Américains veulent se détacher d'une image de va-t-en guerre et nous faire croire qu'une attaque contre l'Iran n'est qu'un ultime recours désespéré (alors qu'elle est déjà programmée).
    Dans les médias, les Américains jouent à merveille leur rôle classique "d'Etat qui ne transige pas sur les principes" et ferait presque passer Sarkozy pour un "grand naïf idéaliste et permissif". Ils font semblant d'être sceptiques par rapport à l'initiative française qu'ils n'hésitent pas à critiquer. Mais en réalité, ils savent que l'euphorie de la Syrie, trop contente d'être de retour sur la scène internationale, ne durera qu'un temps ou ne l'éloignera pas pour autant de l'Iran (avec qui elle a signé un pacte de défense mutuelle il y a deux ans). Washington et l'Elysée travaillent de concert pour prouver au monde qu'ils "essayent tout ce qui est diplomatiquement possible" pour raisonner les ennemis d'Israël.
    Le Liban, Nicolas Sarkozy n'en a cure. Il faut arrêter de croire en la perpétuation d'une tradition gaulliste vis à vis du pays des cèdres. Sarkozy n'est pas Chirac. Cette tradition est morte. Et les déclarations de Sarkozy lors de la guerre de 2006 ont été la preuve que celui-ci approuvait totalement les bombardements israéliens. Il répétait à l'envi son amour (échéances électorales obligent) à Israël au JT de TF1 et sur Europe 1, et invitait très mollement le gouvernement israélien à faire preuve de modération dans sa riposte alors que des centaines de civils se faisait pulvériser. (bilan définitif environ 1200 morts)

    A juste titre, il est précisé dans cette dépêche que la France n'a rien à gagner de la Syrie. Rien en effet. Hormis un souhaitable ( mais peu probable) effritement du "front du refus", ce qui est beaucoup à l'heure où les Américains, les Israéliens et surtout les pays arabes sunnites féaux, sont inquiets de la popularité grandissante de la résistance chiite (Hezbollah-Iran, avec le soutien du régime alaouite) et son potentiel subversif dans la région.

  • 02/09/2008 01:17:02 Signaler un abus

    double jeu

    Assad montre un visage à Paris et un autre à Moscou...Sarkozy est fou de faire confiance à un tel homme!

    Vidéo

    • SUR LE TERRAIN

      "Le dossier iranien est le plus brûlant" - Roselyne Febvre, spécialiste politique (04/08)

    • LA FRANCE SE RAPPROCHE DE LA SYRIE

      Récit : Meriem Amellal (03/09)

    • LE RETOUR DE LA SYRIE SUR LA SCENE INTERNATIONALE

      Récit : Laure de Matos


 

 

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