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Sarkozy compte sur le succès du sommet de Damas

Dernière modification : 05/09/2008

Nicolas Sarkozy a achevé sa visite à Damas par un sommet quadripartite réunissant également le Qatar et la Turquie. La question des négociations indirectes entre Israël et la Syrie a plus particulièrement été abordée.

Lisez aussi l'analyse de Jean-Bernard Cadier, spécialiste en politique internationale à FRANCE 24, "Sarkozy parie sur Damas".

 

Le président syrien Bachar al-Assad a indiqué, jeudi, que les participants aux pourparlers de paix entre la Syrie et Israël s’attachent à définir un cadre pour les négociations directes, dont l’"avenir" reste suspendu aux élections législatives israéliennes.


"Nous recherchons une formule, une déclaration de principes pour le processus de paix qui serait une base pour les négociations directes" avec l'Etat hébreu, a déclaré le chef de l’Etat syrien à l’ouverture du sommet quadripartite sur les pourparlers entre Syriens et Israéliens.

 

Temps fort de la visite de Nicolas Sarkozy en Syrie, ce sommet a réuni les présidents français et syrien, l’émir du Qatar, le cheikh Hamad Ben Khalifa al-Thani, et le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan. "C’est le moment le plus important" du déplacement de Sarkozy, note Jean-Bernard Cadier, spécialiste des questions internationales à FRANCE 24.


Selon Jean-Bernard Cadier, ce sommet vaut par sa singularité. "C’est une rencontre inédite à la fois par l’implication de nouveaux acteurs - la Turquie et le Qatar - dans les dossiers du Proche-Orient et la variété des sujets évoqués."

  

Contrairement à l’agenda initial, la rencontre est allée au-delà du dossier syro-israélien. Les quatre dirigeants ont évoqué les autres conflits régionaux, dont le dossier libanais, le nucléaire iranien et la situation en Irak.

 

Entamés en mai dernier, les pourparlers entre Damas et l’Etat hébreu se déroulent sous les auspices de la Turquie. Quatre rounds de négociations se sont déjà déroulés en Turquie. Prévu le 7 septembre à Istanbul, le cinquième a été annulé en raison de la démission du négociateur israélien, Yoram Turbowitz.

  

 

L’avenir des négociations suspendu aux législatives israéliennes

 

 

Qualifié de "crucial" par les observateurs de la scène proche-orientale, ce round devait déterminer l’évolution des négociations directes entre les deux parties. Au cours des quatre premiers rounds, Syriens et Israéliens s’en sont tenus à leurs revendications. "Il y a des points soulevés par Israël, et la question du retrait [du plateau du Golan, ndlr] soulevée par la Syrie", a précisé le président syrien sans en dire plus sur la position israélienne.

 

 

Initiateur du sommet quadripartite selon l’Elysée, Bachar al-Assad a assuré que son pays "répondra favorablement" aux points soulevés par Israël dès qu’ils seront remis au médiateur turc et passera "immédiatement aux négociations directes". Il a, cependant, renvoyé à l’après-législatives israéliennes la poursuite du processus. "Nous attendons maintenant les élections en Israël pour déterminer l'avenir" des négociations "afin que nous soyons sûrs que le prochain Premier ministre continuera dans la même direction d'[Ehoud] Olmert en vue d'un retrait complet du territoire [syrien] occupé".

  

Le chef de l’Etat syrien a souligné le "rôle important" de Washington au Proche-Orient et appelé de ses vœux à une contribution de la France dans les pourparlers israélo-syriens. Par la voix de Nicolas Sarkozy, Paris s’est montrée disposée à assumer un rôle. "J'ai dit au président Al-Assad que si les Israéliens acceptent les principes et que les négociations directes commencent, la France, naturellement, est disponible pour aider ces négociations directes de manière diplomatique, politique, économique, militaire", a affirmé le locataire de l’Elysée.

 

 

Première publication : 04/09/2008

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