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À Kiev, Cheney tente de rassurer les Ukrainiens

Dernière modification : 05/09/2008

En visite à Kiev, où le président et le Premier ministre ont engagé une véritable passe d'armes, le vice-président américain Dick Cheney a exhorté les Ukrainiens à s'unir et à mettre de côté la peur d'une éventuelle "invasion militaire".

Le vice-président américain, Dick Cheney, a appelé vendredi à Kiev les dirigeants ukrainiens pro-occidentaux, actuellement en vif conflit, à s'unir face à ce qu'il considère comme la menace de la Russie voisine.
   
"Nous croyons dans le droit d'hommes et femmes de vivre sans la menace d'une tyrannie, du chantage économique ou d'une invasion militaire ou d'une intimidation", a-t-il déclaré dans une allusion implicite à l'opération militaire russe en Géorgie.
   
"Le meilleur espoir de l'Ukraine pour surmonter ces menaces est d'être unie", a-t-il poursuivi, à l'issue d'entretiens avec le président Viktor Iouchtchenko.
   
M. Iouchtchenko est en conflit avec son Premier ministre, Ioulia Timochenko, que M. Cheney a rencontré plus tôt dans la journée, et leur coalition gouvernementale est en train de se décomposer.
   
Les tensions récurrentes entre M. Iouchtchenko et Mme Timochenko, très probables rivaux à la prochaine élection présidentielle attendue fin 2009 ou début 2010, se sont exacerbées au cours du conflit militaire entre la Russie voisine et la Géorgie.
   
M. Iouchtchenko s'est alors ouvertement rangé du côté de Tbilissi, tout comme les Etats-Unis, alors que Mme Timochenko s'est abstenue de toute critique ouverte à l'adresse de Moscou, ce que lui a valu d'être accusée de "haute trahison" par la présidence.
   
Enfin, le parti présidentiel a annoncé son retrait de la coalition qu'il formait avec le Bloc Ioulia Timochenko après que ce dernier a voté avec l'opposition pro-russe (Parti des régions) une série de lois limitant les pouvoirs du président.
   
La semaine dernière, plusieurs hauts responsables européens ont estimé que l'Ukraine, qui aspire comme la Géorgie à rejoindre l'Otan et l'Union européenne, pourrait être la prochaine cible de la Russie, après les combats entre Moscou et Tbilissi.
   
Pour sa part, M. Cheney "a reconnu que c'était un temps de défi pour l'Ukraine à cause de récents développements en Russie" lors de sa rencontre avec Mme Timochenko, selon une porte-parole de l'administration américaine, Megan Mitchell.
   
Le vice-président américain a également exprimé son soutien à l'ambition de l'Ukraine d'adhérer à l'Otan, soulignant qu'aucun pays non membre de l'Alliance ne devait avoir un droit de veto sur son élargissement.
   
"Aucun pays extérieur n'a un droit de veto", a-t-il lancé dans une allusion à peine voilée à la Russie, farouchement opposée à l'adhésion de Kiev et de Tbilissi à l'Alliance atlantique.
   
Washington a tout intérêt à la préservation de la coalition pro-occidentale en Ukraine, d'autant plus qu'une nouvelle alliance envisageable, celle du bloc Timochenko et du Parti des régions, pourrait être orientée vers Moscou plutôt que vers Washington.
   
Alors que l'éclatement de la coalition n'a pas encore été formalisé, M. Iouchtchenko, qui a menacé mercredi de dissoudre le Parlement, a semblé plus conciliant vendredi, après sa rencontre avec M. Cheney, appelant les pro-occidentaux à négocier.
   
"L'Ukraine a assez de démocratie pour assurer la résolution de ce conflit par la voie démocratique et légale... Il nous faut un dialogue politique", a-t-il indiqué, selon son service de presse, avant d'avancer ses conditions pour ces pourparlers.
   
Parmi elles, une déclaration commune des pro-occidentaux sur la guerre russo-géorgienne exprimant "la préoccupation devant l'utilisation dans ce conflit de la flotte russe de la mer Noire", basée en Ukraine, et "l'abolition" des lois réduisant les pouvoirs présidentiels adoptées ces derniers jours.
   
De son côté, le Bloc Timochenko a notamment exigé le limogeage du chef de l'administration présidentielle, Viktor Baloga, considéré comme un des principaux ennemis du Premier ministre dans l'entourage présidentiel.
   
Une déclaration appelant le chef de l'Etat à renvoyer M. Baloga a été adoptée vendredi par 323 députés ukrainiens sur un total de 450.
 

Première publication : 05/09/2008

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