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L'UE appelle à une enquête internationale en Géorgie

Dernière modification : 07/09/2008

L'UE a appelé à une enquête internationale sur les responsabilités dans le conflit en Géorgie et confirmé sa volonté à y déployer une mission européenne, deux jours avant des négociations-clés à Moscou pour obtenir le retrait des Russes.

Lisez aussi  "Réunion des 27 à Bruxelles au sujet de la crise en Géorgie", ainsi que l'analyse de Caroline de Camaret  "Sommet extraordinaire : quand l’union fait (vraiment) la force !"
 

 

Les ministres européens des Affaires étrangères ont appelé samedi à une enquête internationale sur le déclenchement du conflit en Géorgie début août et confirmé leur intention de déployer une mission d'observation dans ce pays, a indiqué la présidence française de l'UE.
   
A deux jours de négociations clé entre les dirigeants européens et russes à Moscou, et alors que Géorgiens et Russes divergent sur les raisons qui ont provoqué le conflit, les ministres européens, réunis à Avignon, "ont tous souligné la nécessité d'une enquête internationale sur le déroulement du conflit en Géorgie", a déclaré le ministre français Bernard Kouchner, dont le pays préside l'UE.
   
"Il faut que cette enquête soit lancée et vite", a-t-il précisé, en soulignant qu'elle devrait être menée par "un organe international, comme l'ONU et l'OSCE".
   
"On veut une analyse d'un organisme international, d'un groupe international, pour définir la responsabilité du déclenchement du conflit", a déclaré de son côté le ministre luxembourgeois Jean Asselborn.
   
"Il y a eu unanimité" sur cette idée lancée la veille par le chef de la diplomatie allemande Frank-Walter Steinmeier, a-t-il lui aussi souligné, précisant que l'organisme chargé de cette enquête n'avait pas été choisi.
   
Le champ exact de cette enquête semblait d'ailleurs encore à préciser.
   
Alors que M. Kouchner parlait d'enquêter sur le "déroulement" et M. Asselborn sur le "déclenchement", le ministre britannique, David Miliband a, lui, jugé "essentiel que toute allégation, qu'il s'agisse de violations des droits de l'Homme, de bombes à sous-munitions ou toute autre allégation, fasse l'objet d'une enquête approfondie et indépendante".
   
Il a rappelé que "des accusations très graves avaient été lancées des deux côtés", russe et géorgien.
   
Après 24 heures de discussions à Avignon, les ministres ont par ailleurs "renforcé (leur) appui au deploiement d'une mission autonome de la PESC", la politique européenne de sécurité commune, selon M. Kouchner.
   
Le diplomate en chef de l'UE Javier Solana a confirmé que les préparatifs de cette mission, qui devrait être avalisée officiellement par l'UE le 15 septembre, étaient terminés.
   
Mais il a reconnu qu'il fallait "attendre la réunion de lundi (à Moscou) pour voir comment on peut déployer" cette mission, qui pourrait compter 150 à 200 hommes selon certains responsables européens.
   
Le champ d'action des observateurs européens - des policiers essentiellement - dépendra en effet beaucoup de la coopération de Moscou, qui pourrait leur rendre difficile l'accès aux zones de "sécurité" constituées autour des régions séparatistes géorgiennes d'Abkhazie et d'Ossétie du Sud.
   
Le ministre polonais Radoslaw Sikorski, lors d'un point de presse séparé, s'est, lui, montré sceptique sur une mission propre à l'UE.
   
"Il semble qu'on ne manque pas de missions en Géorgie, et il y a le problème de la coordination entre les missions", a-t-il indiqué.
   
L'OSCE tente, elle aussi, de mettre en place une mission d'observation en Géorgie et l'ONU y a déjà une mission de maintien de la paix, dont les Russes étaient jusqu'au conflit début août le principal élément.
   
M. Kouchner a entretenu l'ambiguïté en indiquant que la mission de l'UE se fondrait "dans un premier temps avec les missions de l'OSCE et des Nations unies".


 

Lisez aussi :  La Russie et la Géorgie d'accord sur un plan de paix, selon Sarkozy

Première publication : 06/09/2008

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