Benazir Bhutto - Pakistan - Pervez Musharraf
Le controversé Zardari à la tête du Pakistan
Samedi 06 septembre 2008
Asif Ali Zardari, veuf de l'ex-Premier ministre Benazir Bhutto, a été élu samedi président du Pakistan. Le jour même, un attentat a fait 33 morts. Le pays n'est pas acquis à son nouveau président, connu pour des affaires de corruptions.
Samedi 06 septembre 2008
Par Jean-Bernard Cadier, spécialiste en politique internationale (texte) / C. Dansette (vidéo)Le très controversé Asif Ali Zardari a été élu président du Pakistan par le Parlement. "Une victoire de la démocratie", a-t-il déclaré dans un discours télévisé. Son élection intervient dans un contexte tendu, alors qu'un attentat contre un poste de contrôle dans le nord-ouest du pays a tué au moins 30 personnes le même jour, dans la matinée. Jean-Bernard Cadier, spécialiste de politique internationale à FRANCE 24, nous livre son analyse de la situation.
Lisez le portrait de Asif Ali Zardari
C’est toujours une bonne nouvelle, en particulier au Pakistan, lorsqu’un chef d’Etat est élu démocratiquement.
C’est le cas pour l’élection au suffrage indirect d’Ali Zardari, qui succède au général Musharraf comme président du Pakistan. Le veuf de Benazir Bhutto a non seulement réussi à lui succéder à la tête du Parti du Peuple Pakistanais (PPP) après son assassinat, mais il a réussi en février à faire gagner son parti aux élections législatives. Pour un novice de la politique, ce n’était pas si mal. Il en récolte aujourd’hui les fruits.
C’est une moins bonne nouvelle que le nouveau président soit élu dans l’indifférence, pour ne pas dire l’hostilité générale. Son passé trouble, ses années de prison pour soupçons de corruption (même s’il n’a jamais été condamné), ne l’ont pas empêché de se faire élire par les parlementaires, mais il paraît peu probable qu’il déclenche le moindre élan populaire.
Comme son prédécesseur Musharraf, Zardari est considéré comme étant proche des Américains. Ce qu’il devra concilier avec une opinion publique pakistanaise très largement anti-américaine. Et le vrai test concerne son attitude à l’égard des provinces tribales du nord de son pays, qui sont en état de quasi sécession.
Va-t-il aider les Américains à combattre Al-Qaïda et les Taliban dans ces régions ? Depuis longtemps le pouvoir pakistanais est soupçonné de mollesse, si ce n’est de compréhension à l’égard des Taliban. C’est toute l’inconnue de l’équation pakistanaise qui déterminera le succès ou l’échec des forces internationales en Afghanistan, et les risques de voir un jour les extrémistes disposer de l’arme nucléaire pakistanaise.
Les débuts de la présidence Zardari dépendront de l’évolution des combats dans les provinces tribales, mais il est clair que l’évolution de ces combats dépendra largement aussi de l’attitude du nouveau pouvoir central à Islamabad.
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ANALYSE
"Les Pakistanais sont inquiets" Mariam Abou Zahab, chercheur au Ceri, spécialiste du Pakistan - 06/09 20:00 (GMT+2)
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ANALYSE
"Zardari a fait plus de 10 ans de prison pour des soupçons de corruption" J-B Cadier, spécialiste de politique internationale à FRANCE 24 - 06/09 14:00 (GMT+2)
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SUR LE TERRAIN
"À compter d'aujourd'hui, Asif Ali Zardari a cinq ans pour sortir le Pakistan de l'ornière économique dans laquelle le pays se trouve" M. Mabin, correspondant FRANCE 24 à Islamabad - 06/09 15:00 (GMT+2)
Vidéo
Pour aller plus loin
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07/09/2008 13:12:20 Signaler un abus
Stabilité apparante au Pakhistan
Par Brice - Togo
Je crois que l'élection de Ali Zardari à la tête de la présidence de la république du Pakhistan va sortir le pays dans une certaine instabilité politique qui a été déclenchée par la démission du général Musharraf. Le pays maintenant, ayant un chef de l'état, les choses pourront mieux se stabiliser et la panique héradiquée. Mais il y a une chose qui inquiête ou alors qui laisse de considérables et épais doutes, il s'agit des problèmes ou alors de la situation qui a emmenée le général a sortir son épingle du jeu. Parce que l'on pourra se demander si le veuf de Benazir Bhutto pourra faire face à cela. Est-ce qu'il pourra être à la hauteur? Espérons que oui.