Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

France : une rentrée politique sous le signe de la division

En savoir plus

L'INVITÉ DE L'ÉCO

Geoffroy Roux de Bézieux : "La loi Macron est insuffisante"

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Vidéo : La Nouvelle-Orléans en pleine renaissance artistique

En savoir plus

FOCUS

Le secteur pharmaceutique indien entaché par des scandales

En savoir plus

CAP AMÉRIQUES

Dix ans après Katrina, la Nouvelle-Orléans vibre à nouveau

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Philippe Delerm, l'amoureux de la vie

En savoir plus

L'ENTRETIEN

Peter Gumbel : "En France, les inégalités à l'école sont croissantes"

En savoir plus

L'ENTRETIEN

Bernardino Leon : "Un accord en Libye est possible autour du 10 septembre"

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Mort en direct"

En savoir plus

Les parlementaires pakistanais votent pour élire un président

Dernière modification : 06/09/2008

Les parlementaires pakistanais ont commencé à voter pour élire le successeur de Pervez Musharraf, qui sera probablement Asif Ali Zardari, veuf de Benazir Bhutto, alors qu'un séisme a ébranlé la capitale sans faire de dégâts.

Asif Ali Zardari, veuf de l’ex-Premier ministre pakistanais Benazir Bhutto est assuré de gagner le scrutin présidentiel du 6 septembre qu’il lui permettre d’accéder au pouvoir pour une durée de cinq ans. Sorti de l’ombre de sa défunte épouse, il est aujourd’hui l’une des figures politiques les plus importantes au Pakistan.


Fils d’un riche chef de tribu sindhi (dans le sud-est du pays), Zardari fait son entrée dans la célèbre dynastie des Bhutto en épousant Benazir en 1987. Après avoir longtemps résisté à la tentation, il s’engage en politique, d’abord en tant que ministre des Finances puis comme ministre de l’Environnement pendant le second mandat de son épouse (1993-1996). C’est durant cette période que le couple est accusé d’avoir détourné des fonds gouvernementaux pour s’acheter une luxueuse propriété dans le Surrey au Royaume-Uni.

 

 Accusations de corruption

 

 Communément connu sous le surnom de "Monsieur 10 %", Zardari a passé 11 ans en prison purgeant des peines pour corruption, complicité de meurtre et extorsion au Pakistan ainsi qu’à l’étranger. Aucune des charges retenues contre lui n’a été prouvée. Il est également joueur de polo et possède une discothèque chez lui. Ce qui lui a valu la réputation d’un "playboy joueur de polo".

 

Après sa libération en 2004, il quitte le Pakistan pour rejoindre son épouse et ses enfants qui vivent alors en exil depuis 1999.

 

Bien qu’il ait soutenu son épouse tout au long de sa carrière politique, son image ternie reste un handicap. Le Parti du peuple pakistanais (PPP) de Bhutto l’a tenu pour responsable de la chute de cette dernière en 1990 et l’a maintenu à l’écart depuis.

 

Les membres du parti ont considéré le mariage de Bhutto et Zardari comme une union d’intérêt. Le couple aurait mené des vies séparés en exil, s’assurant d’apparaître ensemble en public.

 

Suite à l’amnistie que leur accorde l’ex-président pakistanais Pervez Musharraf, ils rentrent au Pakistan en octobre 2007.

 

Autrefois considéré comme un fardeau pour le parti de Bhutto, Zardari est aujourd’hui un champion en politique et candidat à la présidentielle. Ses positions inébranlables lors de l’assassinat de son épouse lui ont valu le respect de bon nombre de membres du parti. Il a nommé son jeune fils Bilawal Bhutto président du PPP. Quant à lui, il a pris les rênes du parti en tant que vice-président

 

Montée de l’extrémisme musulman

 

Dans le courant de l’année, Zardari a mené le PPP jusqu’au succès lors des élections générales et s’est uni à Nawaz Sharif, un ennemi de longue date, pour débarrasser le pays de la dictature de Musharraf.

 

Zardari est néanmoins l’objet de vives critiques pour n’avoir pas réussi à tenir ses promesses électorales, notamment celle de réintégrer à la Cour suprême les juges exclus par Mursharraf. Selon des analystes, Zardari craint que les juges reviennent sur l’amnistie concernant ses accusations de corruption.

 

Allié des Etats-Unis, Zardari doit faire face à des défis majeurs comme la montée de l’extrémisme musulman, une économie en berne et les questions d’insécurité et de gouvernance dans les zones tribales des provinces à la frontière nord-ouest.

 

Pour l’élection présidentielle, il se retrouve face à Saeed-uz-Zaman Siddiqui, l’ancien président de la Cour suprême soutenu par Nawaz Sharif et Mushahid Hussain, un conseiller de Musharraf.

 

S’il est élu, Zardari succèdera à Pervez Musharraf, l’ancien président poussé à la démission sous la menace d’une procédure de destitution.

 

Son successeur doit être élu par les membres du Parlement et des quatre assemblées provinciales du pays.
 

Première publication : 06/09/2008

COMMENTAIRE(S)