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Renault s'apprête à supprimer 4 000 emplois

©

Vidéo par FRANCE 2

Dernière modification : 09/09/2008

Le constructeur automobile français Renault envisage de supprimer 4 000 emplois en France d'ici avril 2009. Ce projet défini a suscité un vive émoi à l'usine de production de la Laguna de Sandouville, qui devrait perdre 1 000 emplois sur 3 850.

Des salariés et syndicalistes de Renault ont manifesté lundi leur incompréhension à la veille d'un comité central d'entreprise où doit être annoncée la suppression de 4.000 emplois en France.
 

L'émotion est d'autant plus vive à Sandouville (Seine-Maritime), où un millier d'emplois est menacé, que les salariés estiment avoir réalisé leurs objectifs de qualité sur la nouvelle Laguna.

 
Renault envisage sur la base du volontariat environ 3.000 départs parmi les personnels de structure d'ici au 30 avril 2009, selon le projet défini par la direction de l'entreprise.

 
Compte tenu du contexte particulier de Sandouville et du passage en une équipe du flux de Laguna, "ces mesures de départ volontaire seront également envisagées pour environ 1.000 personnes supplémentaires incluant du personnel directement lié à la fabrication", précise l'entreprise.

 
Secrétaire-adjoint CGT du CE de l'usine, Lionel Lepage résume le désappointement du personnel.

 
"Dans le cadre du plan 2009, (le P-DG) Carlos Ghosn avait dit que si la Laguna était réussie en qualité, Sandouville se verrait attribuer un nouveau véhicule et, actuellement, il n'y a aucun projet pour remplacer la Laguna", dit-il.

 
"Un salarié de Renault, c'est quatre salariés de l'extérieur en sous-traitance et fourniture", ajoute-t-il.

 
Tout l'avenir de l'usine Renault de Sandouville, qui comptait 12.000 salariés en 1972 et 3.850 aujourd'hui, repose sur la poursuite d'une activité rentable.

 

JOURNEES CHOMEES

 
Or, un connaisseur du marché automobile explique qu'aujourd'hui une douzaine de voitures, comme la Laguna, la Mercedes classe C, la Citroen C5 ou la Ford Mondeo, se partagent un marché qui a perdu un million de véhicules en 10 ans.

 
Lionel Lepage reconnaît les difficultés de commercialisation de la voiture-phare de Sandouville. "Mais pourquoi ne pas nous faire fabriquer d'autres véhicules ?", demande-t-il.

 
Au service communication de l'usine, Bertrand de la Roche dit que la construction de l'Espace sera prolongée afin de répondre aux nouvelles normes européennes sur les émissions polluantes.

 
"L'outil industriel de Sandouville est structuré pour des (voitures dites) moyennes supérieures. On ne pourrait pas faire des Logan parce qu'ici on ne pourrait les vendre au même prix que celles qui sont fabriquées en Roumanie", souligne-t-il.

 
La direction du site a prévu 25 journées chômées sur la chaîne de l'Espace et 42 sur celle de la Laguna jusqu'à la fin octobre.

 
Après cinq semaines d'absence (quatre de congés et une de chômage technique), les salariés ont repris lundi les chemins de l'usine et des cohortes de bus acheminent nombre d'entre eux des départements de Seine-Maritime, d'Eure et du Calvados.

 
Les quinquagénaires sont les plus nombreux et les plus désabusés, tel Claude Bernard qui distribue des tracts et explique que le projet de la direction incite "les salariés à se poser des questions sur l'avenir du groupe comme à Flins (Yvelines) où le personnel est en sous-activité."

 
Patrick Mériat, technicien en tôlerie et secrétaire adjoint de la CFE-CGC, enfonce le clou : "Cela fait trois ans que l'on demande de nouveaux véhicules et on ne voit toujours rien venir."

 
Alphonse Gomis, lui, est plus serein. D'accord pour un départ volontaire après "33 ans de régie." Il attend cependant de savoir dans quelles conditions ce sera possible. Une expectative partagée par Jean-Claude Million qui, à 55 ans et après, lui aussi, 33 ans d'usine, ne sait pas s'il partira : "Ca dépend de ce qu'ils proposent."

 
Chez les plus jeunes, le découragement gagne. A 36 ans, Valérie Saint-Léger travaille avec son mari à Sandouville depuis huit ans : "Si on doit partir, qu'est-ce qu'on devient ?", interroge-t-elle.

 
En 2008, le site Renault de Sandouville a assemblé 480 Laguna et 132 Espaces et Vel Satis par jour.

Un appel à la grève de deux heures a été lancé par la CGT pendant le CE extraordinaire qui se tiendra jeudi.

Première publication : 08/09/2008

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