- Cinéma - Festival de Cannes - France
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Le 24 septembre sortira, en France, la très attendue Palme d'or française du dernier Festival de Cannes : "Entre les murs", film de Laurent Cantet avec François Bégaudeau, auteur du best-seller éponyme.
François Bégaudeau y joue son propre rôle de prof de français enseignant dans une classe d'un collège dit "sensible". "Entre les murs" est un hymne à une pédagogie non-conformiste qui préfère insister sur les bons côtés des élèves, en privilégiant notament l'oralité. Mais, la Palme d'or 2008 va sans aucun doute susciter un vif débat chez les tenants de méthodes plus traditionnelles.
Les piètres résultats du système éducatif français, en langue vivante par exemple, ne laissent d'inquiéter. Selon une étude de l'Organisation de coopération et de développement économique (OCDE), 20 % des jeunes de 17 ans ne sauraient pas lire convenablement.
En cette rentrée 2008, de nombreux specialistes dénoncent en outre le passage à la semaine de quatre jours, alors que les écoliers français avaient déjà les journées de travail les plus longues d'Europe.
L'école laïque et républicaine qui fit jadis la fierté de la France est en crise. Et pourtant un film, "Entre les murs", déjà projeté à New York va donner au monde une vision optimiste et réconfortante du système scolaire français.
Les invités de Sylvain ATTAL sont :
Véronique BOUZOU, professeur de français et auteur de "L'Ecole dans les griffes du septième art. Une Palme d'or scandaleuse";
Vincent CESPEDES, philosophe, auteur de "Tous philosophes";
Iannis RODER, professeur d'histoire et de géographie, auteur de "Tableau noir, la défaite de l'école",
Anaïs GINORI, journaliste, service international, La Repubblica.


























Commentaires (4)
@melo
Je trouve que Cepedes n'a rien de percutant. Au contraire,il se vautre dans une confortable démagogie à travers un discours stéréotypé, maint fois entendu. Pour lui, les élèves en échec scolaire sont uniquement les victimes (discrimination, "ascenseur social" en panne) d'un système qui ne sert que les méchants bourgeois et dont "l'école de banlieue", qui s'obstine à vouloir leur inculquer le bon français, est un instrument. Je crains que Cespedes ne soit qu'un lâche escroc intellectuel, à qui la situation catastrophique de l'école permet de venir poser sur les plateaux de télévisions.
!!
Effectivement, quand on voit la suffisance et l'intolérance de Bob (2eme commentaire), on se dit qu'il serait peut-être judicieux d'apprendre à s'écouter (et se lire) sans juger (et corriger) uniquement la superficie. Quel mépris à l'égard de ceux qui commettent des fautes! Avec cette absence criante de réponse sur le fond, ce commentaire est malheureusement révélateur d'une certaine mentalité qui n'en finit pas de se généraliser: la discrimination et l'intolérance vis-à-vis de ceux qui ne disposent pas des codes des Français de bonne famille, de bonne éducation. L'école ne fait hélas que perpétuer cette mentalité, l'ancrer dans les perceptions, les a priori. Les interventions de Vincent Cespedes sont à ce sujet très percutantes et devraient, cher Bob, t'amener à réfléchir à deux fois avant de publier ce genre de commentaire (combien de fautes d'orthographes dans le mien au fait?).
Langue française
Effectivement, quand on lit la prose bourrée de fautes d'orthographe et de grammaire de Nilasse (1er commentaire), on se dit qu'il serait temps de revenir aux fondamentaux pour l'apprentissage de notre langue.
souvenir
il est dommage que le seul intervenant intéressant n'ai pas eu beaucoup la parole,cette prof m'a rappelé toutes ces années ou je devais lutter contre le sommeil en classe,persistant dans son erreur et ne mettant en avant que l'autorité comme vertue pédagogique,les moyens donnés a l'école publique sont pharaonique et pourtant l'échec persiste,ne serait ce pas a cause d'un grand nombre de prof qui ne sont la que pour l'alimentaire ou aillant une vision totalement dépassée de ce qu'est la société aujourd'hui,il est évident que la ghettoisation de certain quartier n'est pas étrangère a l'échec scolaire,on ne peut pas nier que de voir traiter son père au chômage ou son grand frère aillant bac+5 comme une merde soit aussi très motivant en termes d'ascension social et de travail a l'école,il ne suffit pas d'un retour a l'autoritarisme pour que,comme par enchantement,tout rentre dans l'ordre