- Haïti - Tempête
En Haïti, les Gonaïves devastées par quatre ouragans
L'organisation Pharmaciens sans frontières (PSF) a lancé un appel aux dons après la destruction totale de son principal dépôt de médicaments situé à Gonaïves, la ville la plus meurtrie par le dernier cyclone qui s'est abattu sur Haïti.
"Les inondations ont détruit 98% de notre stock de médicaments et nos moyens logistiques. Il y a pour 300 à 400.000 euros de dégâts", indique l'ONG, basée à Bordeaux dans un communiqué parvenu jeudi à l'AFP.
PSF s'était installée aux Gonaïves en 2004, au moment où la tempête tropicale Jeanne avait dévasté cette ville, faisant 3.000 morts.
"Depuis quatre ans, nous menions une mission de développement en Haïti, elle était sur le point d'être finalisée, maintenant nous devons à nouveau mener un travail d'urgence", a expliqué à l'AFP, Marina Bénédik, directrice générale de (PSF).
Pour faire face le plus rapidement possible aux besoins de cette région du nord du pays, la plus touchée par les intempéries, RSF utilise les médicaments de son dépôt de Port-au-Prince.
"C'est cependant très compliqué, car en raison des inondations, les déplacements ne peuvent se faire que par voie aérienne", selon Marina Bénédik.
Alors que 70% de la population est privée d'eau potable et de nourriture, PSF souligne que "les épidémies risquent de se déclencher".
Outre la destruction des stocks de médicaments, PSF a également perdu à Gonaïves de nombreux moyens logistiques, notamment deux véhicules et un camion qui permettaient la distribution des médicaments vers les autres dépôts régionaux, hôpitaux et centres médicaux.





























Réagissez à cet article
(1) Réaction
L'aide internationale doit mieux aider....
Il y a 20 ans, j'ai travaillé 3 ans dans la presqu'ile du nord et je suis passé un grand nombre de fois aux Gonaïves..
Bien que la région est peu arrosée, cette ville était déjà envahie par les eaux à chaque grosse pluie, apportée ou non par un cyclone. Les bassins versants des alentours n'ont plus de végétation et l'eau arrive très vite au point bas : la ville de Gonaïves qui est chaque fois inondée. Les noyades sont fréquentes.
Si l'aide internationale veut, pour une fois, être utile, elle doit financer :
1- le reboisement des bassins versants puis organiser une surveillance sérieuse et efficace de ces reboisements pendant de longues années.
2- l'assainissement de la ville : égouts, canaux et exutoires vers la mer doivent être faits. Ensuite l'entretien annuel et régulier du réseau ainsi crée doit être assuré.
Il faut que ce soient des sociétés privées, sous contrats révocables immédiatement en cas de négligence, qui fassent les travaux et l'entretien sous la surveillance d'organismes étrangers spécialisés.
Les fonctionnaires haïtiens et les municipalités sont trop négligents et trop corrompus pour assurer la bonne réussite de ce travail.
Sinon, il y aura toujours des catastrophes humaines aux Gonaïves...