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Grande ferveur populaire autour de la visite de Benoît XVI à Paris

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Texte par Marie Sophie JOUBERT

Dernière modification : 24/10/2008

En visite en France, le pape a qualifié de "belle expression" l'idée de "laïcité positive" chère à Nicolas Sarkozy. Des milliers de fidèles ont envahi, vendredi, les rues de la capitale pour saluer le passage du cortège du souverain pontife.

A lire également sur France24.com : L'Eglise catholique vue par un prêtre trentenaire


Regardez aussi le 'A la Une' de France 24 : Benoît XVI et la laïcité en France

 

 

Pour sa première allocution publique depuis son arrivée en France, où il doit rester quatre jours, le pape Benoît XVI s’est adressé pendant quelques minutes à des milliers de jeunes catholiques, réunis sur le parvis de la cathédrale Notre-Dame, illuminée pour l’occasion.


Les remerciant chaudement pour leur enthousiasme, le souverain pontife leur a demandé d’avoir "l’esprit zen et la foi". "Vous êtes à l’âge de la générosité. Il faut parler du Christ autour de vous, auprès de vos amis et de vos familles. N’ayez pas peur, ayez le courage de proclamer l’Evangile [...] L’Eglise vous fait confiance", leur a-t-il lancé.


Peu avant, Benoît XVI a célébré les Vêpres devant un parterre de prêtres, religieux, séminaristes et diacres, rassemblés dans la cathédrale.


Des milliers de badauds et de catholiques en liesse,  fanions jaunes, couleur du drapeau du Vatican, à la main, s’étaient également rassemblés sur l'île Saint Louis pour apercevoir le Saint Père.


Cette journée était "un premier test pour mesurer l’influence du pape en France, qui n’a pas le même charisme que [son prédécesseur] Jean-Paul II", explique Dominique Chivot, journaliste spécialiste du Vatican. Depuis l’île Saint-Louis, Cyril Vanier, journaliste à FRANCE 24, le confirme : "les Français ne se sont pas habitués au nouveau chef de l’Eglise. Il est considéré comme austère, voire réactionnaire".


"Le courant est pourtant passé" entre le souverain pontife et la jeunesse, selon Bernard Lecomte auteur de "Benoît XVI : le dernier pape européen". De fait, la jeune génération lui est reconnaissante de ne pas chercher à imiter son prédécesseur, le charismatique Jean-Paul II. "Il a le discours d'un grand-père à ses enfants : 'Voilà ce que l'on doit faire et ne pas faire.' On écoute son grand-père, et après on fait ce que l'on veut", ajoute Lecomte.


Pour les catholiques français, cette visite pontificale, la première depuis l’élection de Benoît XVI, il y a trois ans et demi, devait aussi être un tournant. "Ils devaient montrer qu’eux aussi pouvait se mobiliser", explique Dominique Chivot.


"La France [où l’influence de l’Eglise catholique décline d’année en année] n'est plus la fille aînée de l'Eglise depuis longtemps", estime Lecomte.


Samedi matin, le Saint Père doit célébrer une messe en plein air sur l'esplanade des Invalides avant de s’envoler pour Lourdes où il présidera aux cérémonies du 150e anniversaire de l'apparition de la Vierge Marie à Bernadette Soubirous.

 


Programme chargé pour le pape âgé de 81 ans

 


Arrivé en fin de matinée à Paris, où Nicolas Sarkozy et son épouse Carla Bruni l'ont accueilli personnellement à sa descente d'avion - un honneur que le président français n'a, pour l'instant, accordé qu'à l'ancien chef de l’Etat sud-africain, Nelson Mandela, et à l'ancienne otage des FARC Ingrid Betancourt - le souverain pontife s'est entretenu avec le dirigeant français à l'Elysée.


Le pape Benoît XVI s’est ensuite adressé, dans l'après-midi, à un impressionnant parterre de personnalités de tous bords politiques dont les anciens présidents Jacques Chirac et Valéry Giscard d'Estaing, rassemblés au Collège des Bernardins. Les organisateurs voulaient "des personnalités issues des différents cénacles de la réflexion et de la création", a dit, en préambule, le chancelier de l'Institut de France, Gabriel de Broglie.


Son intervention portait sur l’un de ses thèmes favoris : la foi catholique et la raison.


"Son discours n’est pas anodin, la date en tout cas ne l’est pas, explique Cyril Vanier. C’est le deuxième anniversaire du discours, très controversé, qu’il avait prononcé sur le même thème à Ratisbonne [en Bavière]. Il avait largement été interprété. Certains affirmant que le pape jugeait la religion musulmane comme irrationnelle voire violente", développe le journaliste de FRANCE 24.


Après avoir parlé durant une demi-heure, le pape s'est rapidement entretenu avec une demi-douzaine de représentants de la communauté musulmane, dont le recteur de la Grande Mosquée de Paris, Dalil Boubakeur, et son récent successeur à la tête du Conseil français du culte musulman (CFCM), Mohammed Moussaoui.

Première publication : 12/09/2008

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