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Pour Morin, un retrait des forces est "inconcevable"

Dernière modification : 12/09/2008

Selon Hervé Morin, fixer un calendrier de retrait des troupes françaises en Afghanistan "n'a pas de sens". Le ministre de la Défense français s'est rendu à Kaboul avec sept des familles des 10 soldats français tués le 18 août.

Le ministre de la Défense Hervé Morin a estimé jeudi soir sur France 2 "inconcevable" que la France envisage un retrait d'Afghanistan.
  
"Il est inconcevable que la France, membre du Conseil de sécurité des Nations unies, cinquième puissance mondiale, envisage un retrait", a déclaré M. Morin dans une séquence de "A vous de juger", enregistrée plus tôt dans la journée.
  
Pour le ministre de la Défense qui devait s'envoler dans la soirée pour Kaboul en compagnie de sept des dix familles de soldats français tués dans une embuscade des talibans le 18 août, fixer un calendrier de retrait "n'a pas de sens".
  
"C'est une opération longue, qui mérite d'être inscrite dans la durée et conduite avec la volonté que des institutions afghanes se mettent en place progressivement", a-t-il fait valoir.
  
Le ministre de la Défense a par ailleurs estimé qu'il "faut absolument que le président (afghan Hamid) Karzaï s'engage dans un vrai processus de réconciliation nationale et des discussions avec toutes les parties", assurant qu'il y avait "des talibans avec lesquels on peut discuter".
  
Le secrétaire national du PS chargé des Relations internationales Pierre Moscovici, présent sur le même plateau, a également écarté l'idée d'un retrait prochain.
  
"Mais les modalités de notre engagement, les missions de nos soldats, l'impulsion que nous donnons sur le plan politique doivent être profondément différentes", a-t-il poursuivi.
  
"Il faut vraiment redéployer la stratégie de l'Otan et des occidentaux en Afghanistan", a insisté l'ancien ministre délégué aux Affaires européennes.
  
Pour le député UMP Pierre Lellouche aussi, "éclairer l'adversaire en se fixant une date de retrait est la pire des choses possibles". Celui-ci a cependant estimé que l'Afghanistan était un "bourbier" pour la coalition internationale, soulignant que "les chefs militaires américains reconnaissent que nous ne sommes pas en train de gagner".
  
Dans la journée de jeudi, M. Lellouche avait présenté aux côtés du député PS François Lamy une mission parlementaire chargée d'évaluer l'opération militaire française et la stratégie de l'Otan en Afghanistan.
  

Première publication : 12/09/2008

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