- Aéronautique - Alitalia - Italie
Les négociations pour éviter la faillite de la compagnie aérienne Alitalia ont été suspendues ce vendredi, alors que des manifestations d’employés ont provoqué l’annulation d’une cinquantaine de vols internationaux.
Les syndicats, qui avaient déjà rejeté au printemps la vente d’Alitalia à Air France-KLM, sont divisés sur les conditions de reprises présentées par groupe d’investisseurs italiens CAI, soutenu par le gouvernement de Silvio Berlusconi.
L’objectif de CAI est de ne conserver que les activités bénéficiaires d’Alitalia pour en faire une compagnie de taille plus modeste, tandis que les activités de cargo et de services au sol seraient liquidées ou vendues - les dettes restant à charge de l’Etat italien.
Les discussions bloquent essentiellement sur les conditions sociales offertes par CAI, impliquant des réductions de salaire allant jusqu’à 40 %, et le licenciement d’un quart des 20 000 employés du groupe.
Le porte-parole du groupe d'investisseurs italien a annoncé son retrait des négociations, les conditions n'étant plus réunies.
Alitalia perd environ deux millions d’euros par jour et ne doit la poursuite de son activité qu’à un récent prêt d’urgence de 300 millions d’euros de l’Etat.
Sous perfusion depuis de nombreuses années, Alitalia paie le prix de la compétition des compagnies aériennes low cost, de la hausse du prix des carburants, ainsi que de l'inefficacité et des interférences d'ordre politique chroniques.
En cas d’absence d’accord imminent, le ministre des Affaires sociales Maurizio Sacconi a averti que les procédures de licenciements seraient lancées immédiatement, en l’absence de liquidités dans les coffres d’Alitalia.
"Tout le monde est bien conscient que la seule alternative est la faillite de la société avec toutes les conséquences que cela peut avoir sur les travailleurs et le pays en général", a déclaré le ministre Sacconi.

























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