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500 millions d'euros et 200 observateurs pour la Géorgie

Dernière modification : 15/09/2008

La Commission européenne a débloqué, lundi, une enveloppe de 500 millions d'euros pour aider la Géorgie à se reconstruire. Plus tôt, les 27 s'étaient mis d'accord pour envoyer 200 observateurs dans le pays d'ici le 1er octobre.

La Commission européenne a annoncé lundi une nouvelle aide pour la Géorgie de 500 millions d'euros sur la période 2008-2010, pour aider à la reconstruction après le conflit avec la Russie.
  
La Commission "a conçu un paquet de stabilisation et de croissance de 500 millions d'euros pour 2008-2010", a indiqué Christiane Hohmann, porte-parole de la commissaire aux Relations extérieures Benita Ferrero-Waldner.
  
"Cela inclut la continuation du programme habituel pour la Géorgie, l'assistante aux personnes déplacées, la réhabilitation, la relance économique, la stabilisation macro-économique, et plus de nouvelles infrastructures, surtout dans le domaine de l'énergie", a-t-elle ajouté.
  
Normalement, la Géorgie reçoit entre 30 et 40 millions d'euros par an de la part de la Commission européenne au titre de la politique européenne dite de "voisinage".
  
Mais l'UE s'est engagée à aider économiquement cette ex-république soviétique après la guerre pour le contrôle des deux territoires séparatistes d'Abkhazie et d'Ossétie du Sud qui l'a opposée à la Russie en août.
  
Les Européens doivent notamment organiser prochainement une conférence des donateurs.
  
Les Etats-Unis se sont déjà engagés à fournir une aide d'un milliard de dollars (environ 700 millions d'euros) à la Géorgie, dont 570 millions d'ici la fin de l'année.

 

Feu vert de l'UE à l'envoi de 200 observateurs

 

Les pays de l'UE ont donné lundi leur feu vert formel à l'envoi de 200 observateurs en Géorgie d'ici le 1er octobre, selon des diplomates européens.
   
Les ministres européens des Affaires étrangères, réunis à Bruxelles, ont adopté "l'action commune" et le "concept d'opération" qui constituent la base juridique du déploiement de cette mission, ont indiqué ces diplomates.
   
Les 200 observateurs de l'UE doivent se déployer dans les zones adjacentes aux régions séparatistes d'Abkhazie et d'Ossétie du Sud d'ici le 1er octobre, afin de garantir le retrait des troupes russes de ces zones pour le 10 octobre, conformément à l'accord passé entre le président français Nicolas Sarkozy - président en exercice de l'UE- et le président russe Dmitri Medvedev le 8 septembre.
   
Les Européens espèrent que les observateurs pourront ensuite accéder aussi à l'Abkhazie et l'Ossétie du Sud, même si le Premier ministre russe Vladimir Poutine a répété, dans une interview parue samedi dans Le Figaro, qu'un tel déploiement était conditionné à l'accord des autorités de ces deux régions.
   
Or seule Moscou, qui a reconnu l'indépendance de ces deux républiques sécessionnistes géorgiennes, reconnaît ces autorités comme légitimes.
   
L'UE est "prête et disposée" à envoyer ses observateurs en Abkhazie et Ossétie du Sud, "mais il faudra voir comment la situation évolue sur le terrain", a ainsi indiqué le diplomate en chef de l'UE Javier Solana à son arrivée à la réunion des ministres.
   
Le premier engagement pris par l'UE "est de déployer début octobre 200 observateurs pour obtenir le retrait des troupes russes, après cela nous verrons comment les choses évoluent", a-t-il déclaré.
   
"Nous sommes prêts et disposés à aller au-delà de cet engagement et dans d'autres endroits, (mais) nous devons attendre de voir comment les choses évoluent sur le terrain", a-t-il ajouté.
   
Un haut diplomate français a expliqué vendredi que l'UE espérait que la question de l'accès de la mission aux régions séparatistes serait discutée lors des négociations internationales sur la sécurité de ces deux territoires qui doivent commencer le 15 octobre à Genève.

Première publication : 15/09/2008

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