Convoqués par la présidente chilienne Michelle Bachelet au premier sommet extraordinaire de l’Unasur, nouvelle instance régionale en Amérique du Sud, tous les présidents ont répondu présent. Seul le Pérou était représenté par son ministre des Affaires étrangères.
C’est du Palais de la Moneda, à l’issue d’une longue réunion à portes closes, que la présidente Bachelet a lu la déclaration adoptée à l’unanimité sur la situation bolivienne.
Dans un texte en neuf points – dont le ton ferme a surpris– les mandataires d’Amérique du Sud apportent un appui inconditionnel à Evo Morales et parlent de "coup d’État civil".
Ils y exigent la restitution des édifices publics et la fin des violences comme préalable au dialogue. Enfin, ils constituent trois commissions : la première, chargée d’enquêter sur les événements de la province amazonienne du Pando qui ont fait 30 morts, une autre, présidée par Bachelet pour superviser le dialogue inter-bolivien, et une troisième d’appui aux besoins du gouvernement.
Conforté par un soutien aussi net, Morales a noté qu’il s’agissait d’une "première" que "l’Amérique du Sud prenne ses affaires en main, et ne règle pas ses problèmes à Washington".
Il faut maintenant attendre la réaction de l’opposition, explicitement mise en cause, et bien implantée dans les provinces orientales de la Media Luna. Et celle des Etats-Unis, dont l’ambassadeur prédisait, il y a deux jours encore, que "son expulsion entrainerait pour la Bolivie des conséquences néfastes que Evo Morales a mal calculées".














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