Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Mexique: le cimetière des journalistes

En savoir plus

DÉBAT

Changement climatique : le pari ambitieux de Barack Obama

En savoir plus

DÉBAT

John Kerry au Moyen-Orient : comment rassurer les pays du Golfe ?

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

Plan climat : Barack Obama va au charbon

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

Gabon : turbulences avec Paris

En savoir plus

LE JOURNAL DE L'ÉCONOMIE

Porto Rico en défaut de paiement

En savoir plus

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Le défenseur des droits de l'homme burundais Pierre-Claver Mbonimpa blessé par balles

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Burundi: le spectre de l'escalade

En savoir plus

DÉBAT

Raids turcs en Irak et en Syrie : l'offensive contre l'EI et le PKK s'intensifie (Partie 2)

En savoir plus

Al-Maliki évoque des obstacles à la signature d'un accord de sécurité

Dernière modification : 17/09/2008

Selon le Premier ministre irakien Nouri al-Maliki, de "sérieux et dangereux obstacles" compromettent la signature de l'accord de sécurité qui doit permettre à Bagdad et Washington de statuer sur l'avenir de la présence américaine en Irak.

Le Premier ministre irakien Nouri al-Maliki a estimé mercredi soir que de "sérieux et dangereux obstacles" empêchaient toujours la signature d'un accord de sécurité entre Bagdad et Washington sur l'avenir de la présence américaine en Irak après 2008.
  
"Il reste de sérieux et dangereux obstacles à (la signature de) cet accord", a déclaré M. Maliki lors d'une rencontre avec des responsables de chaînes de télévision irakiennes, en précisant notamment qu'il y a "toujours un désaccord sur (la question de) l'immunité des soldats américains".
  
Le Premier ministre irakien a pressé les Américains de répondre au plus vite à ses demandes pour que cet accord puisse être conclu.
  
Fin août, Washington avait demandé un délai de 10 jours aux Irakiens pour pouvoir répondre à leurs propositions concernant les points litigieux de l'accord. Ce délai a expiré le 6 septembre.
  
Les Américains "nous ont demandé 10 à 14 jours pour pouvoir répondre à nos demandes, et ce délai est maintenant écoulé", a souligné M. Maliki, en prenant un ton quelque peu menaçant.
  
"Les négociateurs américains doivent répondre à nos demandes. S'ils le font rapidement, l'accord sera bientôt signé, mais s'ils refusent nos demandes, cela prendra du temps et il y aura des obstacles qui pourraient mener à de nouvelles négociations", a-t-il prévenu.
  
Le Premier ministre irakien a par ailleurs répété être tombé d'accord avec les Américains sur un retrait total de leurs troupes étrangères d'Irak "d'ici décembre 2011".
  
"Les Américains ont accepté cela. Au début nous demandions qu'il soient partis pour 2010, mais ils ont demandé de pouvoir partir en 2011", a-t-il expliqué.
  
"Les demandes actuelles du gouvernement irakien sont liées à la souveraineté du pays. Les Irakiens ont montré de la flexibilité, et nous espérons que la partie américaine fera preuve de davantage de flexibilité", a-t-il ajouté.
  
L'accord, baptisé Sofa (Status of Forces Agreement, ou Accord sur le statut des forces américaines), doit régir le futur statut des forces américaines en Irak après l'expiration le 31 décembre 2008 du mandat de la Force multinationale, fixé par le Conseil de sécurité de l'ONU.
  
Mais des désaccords subsistent notamment sur l'éventuelle immunité des civils ou soldats américains en Irak, sur le droit des Américains de maintenir en détention des prisonniers irakiens, ou sur le commandement des opérations militaires, selon un projet d'accord publié début septembre par le journal irakien Al-Irak.
  
Washington a également renoncé à sa demande d'immunité pour les dizaines de milliers de gardes travaillant pour des sociétés de sécurité étrangères.
  
M. Maliki a confirmé mercredi avoir obtenu qu'"à partir du 1er janvier (2009), les compagnies de sécurité privées" "seront soumises aux lois irakiennes". Ces sociétés, qui emploient près de 100.000 personnes (contre 151.000 soldats américains), sont parfois critiquées pour leurs exactions présumées à l'encontre de la population irakienne.
  
La plus célèbre de ces compagnies, Blackwater, qui assure la protection des responsables américains en poste en Irak, a été impliquée dans plusieurs incidents.
  
Dans le plus meurtrier d'entre eux, le 16 septembre 2007, des agents de Blackwater qui escortaient un convoi diplomatique avaient ouvert le feu à un carrefour de Bagdad, tuant 17 civils.
  

Première publication : 17/09/2008

COMMENTAIRE(S)