Le gouvernement d'Evo Morales et les gouverneurs autonomistes de Bolivie ont renoué le dialogue, gelé depuis huit mois, jeudi à Cochabamba (centre) dans l'espoir de résoudre la crise politique qui divise si profondément le pays qu'il a frôlé la guerre civile.
Les négociations entre le gouvernement bolivien, conduit par le président Evo Morales et les gouverneurs des régions autonomistes ont débuté, sans cérémonie, ni discours préalables, en présence d'observateurs de l'Organisation des Etats américains (OEA), de l'Organisation des Nations unies (Onu) et de l'Union des nations d'Amérique du Sud (Unasur), dans un établissement de Cochabamba, placé sous haute sécurité.
"Nous espérons parvenir à un grand pacte social" qui pacifierait le pays, a déclaré le gouverneur de Santa Cruz, Ruben Costas, le plus farouche adversaire d'Evo Morales, avant de rejoindre la réunion.
Les gouverneurs des départements de Santa Cruz, Tarija (sud), Chuquisaca (sud-ouest), Beni (nord) et Pando (nord) refusent un projet de constitution gouvernemental qu'ils jugent trop étatiste et indigéniste, comprenant une réforme agraire qui réduirait la taille des exploitations agricoles, et une nouvelle répartition des recettes provenant des taxes sur les hydrocarbures.
La petite région amazonienne de Pando a connu des affrontements particulièrement violents la semaine dernière qui ont fait au moins 18 morts et conduit à l'arrestation de son gouverneur Leopoldo Fernandez (opposition).
"Nous sommes dans l'obligation d'arriver à un grand accord national car le peuple l'exige", a indiqué de son côté le gouverneur de Oruro, Luis Aguilar, un proche du gouvernement, à l'instar de ses homologues de La Paz, Cochabamba et Potosi.
Le porte-parole présidentiel, Ivan Canelas, a souligné que le gouvernement espérait que ce dialogue progresserait "avec maturité", tout en soulignant qu'en vertu d'accords préliminaires, trois commissions seraient mises sur pied pour débattre des points les plus sensibles sur lesquels s'affrontent le gouvernement et l'opposition.
Une première commission travaillera sur la quête d'un pacte fiscal alors que les régions autonomistes pétrolifères réclament la rétrocession d'un pourcentage de l'impôt pétrolier que ponctionne l'Etat pour payer les retraites.
Une deuxième commission débattra de la question des autonomies régionales, point particulièrement crucial dans la confrontation, et une troisième qui sera chargée des nominations aux postes du pouvoir judiciaire.
"Nous attendons de la maturité de la part de toutes les parties pour parvenir à un accord", a souligné le vice-ministre de la Décentralisation, Fabian Yaksic.
Les négociations se déroulent en outre sous l'attention scrupuleuse de tous les secteurs ouvriers et paysans qui soutiennent M. Morales.
Le gouvernement et les gouverneurs autonomistes étaient tombés d'accord mardi pour entamer jeudi de telles négociations afin d'abaisser le niveau de tension extrême qui a conduit la semaine dernière le pays andin au bord du chaos.
L'accord précisait que l'Unasur, l'Eglise catholique, l'Union européenne et les Nations Unies serviraient de témoins et de médiateurs au dialogue.
Le dialogue entre l'exécutif et l'opposition est gelé depuis huit mois et des blocus et des affrontements sporadiques entre adversaires et partisans du président Morales se déroulaient depuis trois semaines en Bolivie (10 millions d'habitants), le pays le plus pauvre d'Amérique du sud.














Commentaires
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Il est vrai que la Bolivie a été gouvernée souvent au profit d´une minorité, mais il est aussi trop facile d´idéaliser Morales juste parcequ´il est d´origine...métisse, comme la grande majorité des habitants de ce pays. Le gouvernement prône la violence et le racisme, le viceprésident, Garcia Lineras, est un terroriste qui signale dans tous ces discours que le changement ne peut se faire que par la violence. Les paysans qui apppuient le gouvernement exigent un accord (a leur profit) armés de fusils et de dinamite, en menacant d´envahir Santa Cruz. Et vous appelez ca démocratie?
Morales
Je suis surpris d'une telle reaction si legere en contenu et si agressive et meprisante. La democratie commence a permettre que la majorite des boliviens qui sont dominés par les neo coloniaux depuis l'independance de 1825 puissent enfin faire valoir leurs droits.
C'est l'échec de la politique américaine en amerique latine qui, sous l'impulsion de Kissinger, avait appuyé l'installation de gouvernements de droite (voir d'extreme droite); l'amerique du Sud est maintenant quasi toute socialiste en reaction à cette hégémonie méprisante pour les peuples autochtones.
esperons que le sminorites blanches et metis acceppteront une logique repartitioon du pouvoir sans faire valoir la violence. J'espere également que Morales continuera a maitriser sa base qui est beaucoup plus violente que lui et qui souhaite en finir rapidement avec ces inegalites vécues.
Morales est un homme oeuvrant pour un pays et non pour une minorité contrairement à la majorité des presidents qui l'ont precede et qui se sont souvent cachés aux etats unis apres leurs mefaits (Banzer, Goni, ....)
Vive la jeune democratie bolivienne.
Morales, cocaïne et une guerre civile
Morlaes doit partir pour sauver ce pays d'une guerre civile et réduire la production de cocaïne en Bolivie. Il est un des acteurs principaux, avec Chavez et les narcotrafiquants Farcs en Colombie, qui ont déstabilisé les démocraties en Amérique du Sud et qui facilitent le trafic des drogues qui arrivent chez nous. Dehors Morales!
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