21 septembre 2008 - 09H17
- Ehoud Olmert - Israël

Ehud Olmert a remis sa démission
Sans surprise, le Premier ministre israélien, qui pourrait être inculpé prochainement pour corruption, a remis sa démission au président Shimon Peres. Tzipi Livni espère à présent lui succéder à la tête du gouvernement.

Le Premier ministre israélien Ehud Olmert, éclaboussé par des affaires de corruption, a démissionné dimanche et ouvert la voie à la ministre des Affaires étrangères, Tzipi Livni, qui espère pouvoir lui succéder le plus vite possible.
   
Si la nouvelle dirigeante du parti centriste Kadima de M. Olmert est la mieux placée pour former un nouveau gouvernement, elle n'a toutefois aucune assurance à ce stade d'obtenir l'appui indispensable d'une majorité de députés.
   
Ehud Olmert a lui remis sa démission dimanche soir au président Shimon Peres. Par cet acte, il a enclenché officiellement le processus de succession à la tête du gouvernement, qui devient automatiquement de transition.
   
Un tel gouvernement ne peut être renversé par la Knesset (Parlement) et aucun de ses ministres ne peut le quitter de par la loi.
   
Le Premier ministre est arrivé discrètement dans la soirée au bâtiment de la Présidence, à Jérusalem, et a remis une brève lettre à M. Peres annonçant que, "conformément à ses engagements, il remettait sa démission", a rapporté la présidence israélienne.
   
Peu après, le président Peres a lui-même annoncé à la presse la démission de M. Olmert, auquel il a rendu un vibrant hommage pour "son action en faveur du peuple et de l'Etat d'Israël".
   
Il a souligné qu'il allait consulter "tous les groupes parlementaires pour prendre au plus vite une décision" concernant la désignation d'un successeur possible à M. Olmert, qui doit rester en fonctions d'ici là.
   
Le président israélien a précisé que ces consultations "marathons" s'achèveraient avant son départ lundi soir pour New York, où il doit représenter Israël à la session annuelle de l'Assemblée générale de l'ONU.
   
M. Peres dispose de fait de sept jours pour consulter les différents partis représentés à la Knesset et désigner le député le mieux placé, selon lui, pour tenter de former un gouvernement.
   
Il a commencé dimanche soir par une rencontre avec les représentants du Kadima (29 députés sur 120) qui, sans surprise, ont proposé de confier à Mme Livni la charge de Premier ministre.
   
Il doit ensuite rencontrer ceux du parti travailliste (19 députés), profondément divisé et qui jusqu'à présent s'est refusé à soutenir la candidature de Tzipi Livni.
   
Puis le président israélien doit s'entretenir avec les représentants du Likoud (opposition de droite), qui sont contre la candidature Livni et proposent des élections anticipées, et ceux du parti Shass (12 députés).
   
Le parti ultra-orthodoxe, qui fait partie du gouvernement transitoire et pose des conditions à son soutien à une candidature Livni, réserve sa réponse.
   
Lundi, M. Peres doit rencontrer les autres formations, en particulier les listes représentatives de la population arabe (10 députés).
   
Tzipi Livni a succédé à Ehud Olmert à la tête du Kadima lors de primaires organisées mercredi dernier.
   
En tant que chef du parti au pouvoir, elle a toutes les chances d'être choisie par M. Peres. Dans ce cas, elle disposera de 42 jours pour présenter un gouvernement, faute de quoi des élections anticipées devraient être organisées dans les 90 jours.
   
La ministre des Affaires étrangères fait face à une possible alliance de deux anciens chefs de gouvernement, Ehud Barak (travailliste), actuel ministre de la Défense, et Benjamin Netanyahu (Likoud), qui se sont rencontrés samedi soir à Tel-Aviv.
   
Tous deux s'inquiètent de l'arrivée au pouvoir de Mme Livni, qui pourrait au gouvernement renforcer sa popularité, selon les médias.
   
Les deux hommes se sont déclarés favorables à un gouvernement "d'urgence nationale", a indiqué un communiqué du ministère de la Défense, en allusion à un cabinet qui regrouperait les travaillistes, le Likoud et Kadima.
   
Ehud Olmert, qui avait succédé à Ariel Sharon en janvier 2006, pourrait pour sa part être inculpé de corruption dans deux affaires ayant précipité sa démission.

Commentaires

Ce ne sera pas si facile

Livni peut être croyait que ça sera aisé de venir a la tête du pays. Je crois que ce n'est pas le cas actuellement. Elle a du mal à se faire des autres parlementaires. Et c'est ça la politique. DUR, DUR sont ceux qui avancent. Du courage ma chère Livni, le chemin reste lo,g et tortueux.

Espoir

Une page se tourne ,si livni arrive à former un gouvernement, ce sera une nouvelle page positive pour Isarel elle est passé de faucon à colombe,
quand la brillante analyse de Arami,
Olmert avait effectivement soupconné il y 3 ans mais totalement blanchi,
Israel est un etat de droit;
puis chacun choisi ses heros,
le Hezbollah à ses Heros Samir Kounta, Assad, Ahmadinejad

Corruption ou défaite et humiliation ?

M. Olmert était déjà soupçonné de corruptions avant qu'il devienne premier ministre et pendant son excercise depuis 3 ans.
La face cachée de l'Iceberg ne serait pas plutôt l'humiliation de son cabinet des minstres et de son armée "fantoche" lors de la guerre en 2006 contre le Hezbollah Libanais ?
Il ne fait que suivre les autres super héros Israéliens (Amir peretz, Dan haloutz, ...).
Il a joué , il a perdu, il pourra rejoindre le club des Saakashvili.

Corruption ou défaite et humiliation ?

M. Olmert était déjà soupçonné de orruptions avant qu'il devienne premier ministre et pendant son excercise depuis 3 ans.
La face cachée de l'Iceberg est l'huliation de son cabinet des minstres et de son armée lors de la guerre en 2006 contre le Hezbollah Libanais.
Il ne fait que suivre les autres super héros Israéliens (Amir peretz, Dan haloutz, ...).
Il a joué , i;l a perdu, il pourra rejoindre le club Saakashvili.

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