Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

LE JOURNAL DE L’AFRIQUE

Présidentielle au Kenya : Raila Odinga a saisi la cour suprême

En savoir plus

LE JOURNAL DE L'ÉCO

Le gouvernement veut taxer les grandes entreprises

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

James Bond : Daniel Craig rempile pour un dernier épisode

En savoir plus

LE JOURNAL DE L'ÉCO

Donald Trump démantèle ses deux conseils économiques

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

L'Europe face au défi des "revenants"

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Les présidents Trump et Macron font polémique, mais pas pour la même chose...

En savoir plus

LE JOURNAL DE L’AFRIQUE

Présidentielle au Kenya : Raila Odinga va saisir la Cour suprême

En savoir plus

LE DÉBAT

États-Unis : l'ambiguïté de Trump vis-à-vis de l'extrême droite

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Donald Trump : il y a des bonnes personnes des deux côtés"

En savoir plus

L'Otan dément l'existence d'un rapport sur les soldats français

Dernière modification : 21/09/2008

Le journal canadien "The Globe and Mail" publie un document confidentiel de l'Otan selon lequel les dix soldats français tués dans l'embuscade du 18 août n'étaient pas suffisamment préparés. Paris et l'Otan démentent.

A la veille d'un vote au Parlement sur l'engagement français en Afghanistan, Paris et l'Otan sont montés au créneau dimanche pour démentir l'existence d'un rapport "secret" affirmant que les soldats français étaient sous équipés lors de l'embuscade meurtrière d'août.

   
La polémique sur les combats du 18 août (dix soldats français tués et 21 blessés par quelque 150 talibans dans la vallée d'Uzbeen, à l'est de Kaboul) a rebondi samedi avec l'annonce par le journal canadien Globe and Mail de l'existence d'un rapport "secret" de l'Otan selon lequel les Français avaient manqué de munitions et de moyens de communication, face à des rebelles bien équipés.
   
L'Otan et les autorités françaises ont démenti dimanche l'existence d'un tel document secret.
   
"Je suis en mesure d'affirmer qu'il n'y a eu aucun rapport, ni de l'Otan, ni de l'Isaf (la force internationale en Afghanistan) sur ces événements", a affirmé à l'AFP le porte-parole de l'Alliance, James Appathurai.
   
"L'Otan n'a aucun doute sur les capacités et l'entraînement des forces françaises", a-t-il aussi déclaré.
   
"Il n'y a pas de rapport de l'Otan", a confirmé pour sa part le porte-parole de l'état-major français, le capitaine de vaisseau Christophe Prazuck, qui a fait état de "rumeurs".
   
Mais il n'est pas impossible que l'annonce d'un tel rapport "secret", qui n'a jamais existé, trouve son origine dans les auditions de soldats impliqués dans ces combats meurtriers, a-t-il expliqué.
   
"On a recueilli des témoignages individuels, et partiels" de soldats sur cette embuscade, et ces témoignages ont pu provoquer des "rumeurs" qui ont ensuite pris la forme d'un "rapport secret", a-t-il dit à l'AFP.
   
Il n'en a pas moins démenti les principales affirmations du Globe and Mail, à la veille d'un vote -attendu positif- lundi au parlement, sur la poursuite de l'engagement militaire français en Afghanistan (3.300 militaires engagés, dont 2.600 en Afghanistan même).
   
Selon le journal citant le fameux "rapport", les soldats français n'avaient pas suffisamment de balles ni d'équipement de communication. Ils ont été obligés d'abandonner le combat après seulement 90 minutes d'engagement, à court de munitions, poursuit le quotidien canadien de référence.
   
Faux, répond le commandant Prazuck: "On a toujours été en mesure de répondre aux tirs des talibans. Dans des combats qui ont duré neuf heures, il y a eu réapprovisionnements, par des navettes d'hélicoptères", a-t-il ajouté.
   
Selon le journal canadien, les soldats français n'avaient qu'une seule radio, qui s'est trouvée rapidement hors service, empêchant les soldats d'appeler leurs camarades au secours.
   
Faux, explique le commandant Prazuck: "L'interruption des liaisons radio n'a duré que quelques minutes, lorsque le radio (le soldat portant l'émetteur-récepteur) a été tué".
   
Dans son article, le journal canadien explique encore, sur la fois de ce "rapport", que les insurgés afghans étaient, eux, extrêmement bien préparés, accompagnés de tireurs d'élite, entraînés aux techniques de guérilla et équipés en balles incendiaires.
   
"La précision de l'ennemi était très bonne", note le "rapport" cité par le journal.
   
Le journal ajoute par ailleurs que les talibans se sont vantés auprès de l'un de ses journalistes avoir fait des prisonniers parmi les soldats français durant cette embuscade.
   
Faux, affirme le commandant Prazuck: "Quatre corps de soldats ont été regroupés (par les talibans), mais il n'y a pas eu de prisonniers", a-t-il dit à l'AFP.

Première publication : 21/09/2008

COMMENTAIRE(S)