- Énergie nucléaire - États-Unis - Iran
Les ministres des Affaires étrangères des principales puissances mondiales ne se rencontreront pas cette semaine afin de discuter d'éventuelles sanctions à prendre contre l'Iran, a-t-on appris mardi de sources autorisées.
"Il n'y aura pas de réunion", a fait savoir le porte-parole du départment d'Etat américain, Sean McCormack, étouffant ainsi
la rumeur qui circulait à New York, en marge de l'Assemblée générale de l'Onu.
L'information a été confirmée par le porte-parole de la diplomatie russe, Andreï Nesterenko, qui a rapporté que Moscou,
irrité par la dénonciation par les Etats-Unis de son attitude dans le conflit géorgien, ne voyait pas la nécessité d'une nouvelle réunion consacrée au programme nucléaire iranien.
"Nous ne voyons aucun 'signal d'alarme', qui nous imposerait de mettre de côté d'autres choses au cours de la semaine
extrêmement chargée de l'Assemblée générale des Nations unies, pour une réunion d'urgence consacrée au problème nucléaire iranien", a déclaré Nesterenko, dont les propos ont été diffusés sur le site internet du ministère russe (www.mid.ru).
La Russie, qui entretient de bonnes relations avec l'Iran et y construit une centrale nucléaire, a jusqu'ici approuvé des
sanctions modérées contre Téhéran à l'Onu et s'est toujours opposée à une ligne plus dure.
Nesterenko a laissé entendre que les réticences russes sur le dossier iranien étaient liées aux vives critiques formulées
la semaine dernière par Washington concernant l'intervention russe en Géorgie.
"Nous voudrions vraiment que Washington prenne enfin position sur ses relations avec Moscou", a dit le porte-parole
de la diplomatie russe.
"S'ils veulent punir la Russie, c'est une chose. S'ils conviennent que nous avons des intérêts communs qu'il faut promouvoir conjointement, il s'agit d'une autre chose. Et on pourrait dire, en paraphrasant Condoleeza Rice, que l'on ne peut pas avoir les deux".
Une rencontre est prévue mercredi entre la secrétaire d'Etat américaine et le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov.



























Commentaires (2)
Cela sert à quoi
Je pense que la Russie a raison de ne plus juger opportun de discuter avec les Etats-unis sur le dossier du nucléaire Iranien. On ne peut pas insulter un pays et après demander son aide. Je ne soutiens pas la Russie dans sa politique dictatoriale, mais simplement je dis que les Etats-unis ont une très mauvaise politique étrangère, partant l'occident parce que j'insiste sur le fait que quand le Kosovo déclarait son indépendance, cette même communauté occidentale approuvait cette indépendance sachant bien que cela pourrait créer des problèmes dans le futur. Aujourd'hui, les occidentaux sont très mal placés pour donner le leçons concernant les prolèmes Abkhaze et Ossète. Quand on décide de faire de faire quelque chose, on analyse bien les contours de l'affaire, on refléchit très bien. Pourquoi certains pays Européens se sont montrés reticents quant à la reconnaissance du Kosovo. C'est parce qu'ils ont vu de loin ses aspirations séparatistes de certaines contrées désireuses d'autonomie. Alors;respecter les gens.
Le soi-disant retour en force de la Russie....
Ils ne voient ´aucun signal d´alarme´, tu m´étonnes... Á force de chercher la paille dans l´oeil du voisin au lieu d´essayer d´enlever la poutre qui encombre le leur. Abkhasie et Ossétie n´auront jamais la reconnaissance internationale et seront toujours partie intégrante de la Géorgie, ils peuvent chercher des prétextes avec l´Iran par exemple ou avec des entrainements avec le Venezuela ou encore se montrer menacants avec l´Ukraine, ca changera rien. Ils feraient bien mieux d´essayer de s´adapter à la situation, Á la limite je comprends qu´ils en fassent un rapprochement avec le Kosovo, ils n´ont qu´à faire un référendum en Tchétchénie aussi alors!!! Puisque ces monsieurs sont si sensibles aux causes d´indépendance et de souveraineté..
Que peut-on éspérer de la Russie qui est clairement une dictature tout comme l´Iran d´ailleurs..... Tiens donc...
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