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Le président Sarkozy à Toulon pour parler de la crise financière

Texte par Marie Sophie JOUBERT

Dernière modification : 24/10/2008

Nicolas Sarkozy doit s'exprimer jeudi à Toulon sur la crise économique qui, aggravée par la débâcle de la finance mondiale, préoccupe les Français. Il pourrait revenir sur la nécessité de revoir les règles des marchés financiers.

A la veille de la présentation du budget français, le président français Nicolas Sarkozy doit s'exprimer jeudi à Toulon sur la crise économique mondiale, principale préoccupation de ses compatriotes.

 

Son discours devrait faire écho à l’appel à reconstruire un capitalisme régulé qu’il a lancé mardi au nom des 27 pays de l’Union européenne, depuis la tribune des Nations unies.

 

Lors d'une conférence de presse en marge de l'Assemblée générale de l'ONU, Nicolas Sarkozy a également proposé à ses pairs de se réunir, en novembre, pour "réfléchir ensemble aux leçons à tirer" de cette crise.

 

Le Japon, qui assure actuellement la présidence du G8, a déclaré qu’il allait étudier la proposition.

 

Un travail titanesque

 

L’ensemble de la communauté internationale tente de trouver des solutions à la crise historique qui secoue la planète financière et elle appelle, avec la France, à une meilleure régulation des marchés "pour prévenir d’autres abus" explique Douglas Herbert, spécialiste économie de FRANCE 24. Ce dernier ajoute qu’ "ils veulent revoir l’architecture financière mondiale en place depuis plus de soixante ans."

 

En pratique, cela implique de nombreux changements, expliquent les spécialistes. Il faudrait notamment améliorer la transparence dans les produits, s’assurer que les banques aient une plus grande réserve de capitaux, harmoniser les règles d’un pays à l’autre, revoir le travail des agences de notation, l'évaluation des bilans et de la solvabilité de la banque, et surtout mieux protéger les consommateurs.

 

Un travail titanesque donc. Mais, pour l’instant, il s’agit surtout de parer au plus urgent afin d’éviter la propagation la crise.

  

Parer au plus urgent

 

Depuis samedi, le Congrès américain discute d’un plan de sauvetage, qui pourrait atteindre 700 milliards de dollars, destiné à assainir Wall Street et à relancer un marché totalement paralysé. Une mesure palliative qui, si elle redonne un second souffle au système, ne change en rien les pratiques.

 

"Il faut désengorger l’embouteillage et réinstaurer un climat de confiance mais il ne faut pas s’arrêter là", explique Eric Tille, professeur d’économie à l'Institut des hautes études internationales et du développement (HEID).

 

Il rappelle cependant qu’"on ne peut pas repartir de zéro". La question est donc de trouver les bons remèdes. "Qu’importe qu’une voiture ait quatre portières de couleurs différentes, du moment qu’elle roule", ironise l’expert.

 

Première publication : 25/09/2008

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