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Les responsables et membres de Batasuna remis en liberté

Dernière modification : 27/09/2008

Les 14 militants indépendantistes basques, interpellés mercredi dans le cadre d'enquêtes menées par la sous-direction antiterroriste, ont été relâchés vendredi soir. Le parquet n'a retenu aucune charge contre eux.

Les 14 personnes placées en garde à vue après un coup de filet opéré mercredi dans le milieu indépendantiste basque français ont été remises en liberté vendredi soir et samedi matin sans qu'aucune charge ne soit retenue contre elles, a indiqué samedi le parquet de Paris.
  
Ces quatorze personnes, et non onze comme indiqué dans un premier temps par le parquet de Paris, en charge des enquêtes antiterroristes sur l'ensemble du territoire, ont été remises en liberté "de façon échelonnée entre vendredi soir et samedi au petit matin", a précisé cette source.
  
Vendredi en fin de soirée, le Comité de soutien des prisonniers basques Askatasuna avait fait état de la libération de treize des quatorze gardés à vue. Ces personnes étaient retenues depuis mercredi dans plusieurs villes du sud-ouest dont Bayonne et Pau, dans les Pyrénées-Atlantiques.
  
Parmi elles figuraient plusieurs responsables et membres de Batasuna, un parti radical autorisé en France mais interdit en Espagne depuis 2003 en raison de ses liens présumés avec l'organisation indépendantiste basque armée ETA.
  
Dix de ces quatorze personnes avaient été interpellées mercredi dans le cadre d'une information judiciaire ouverte après l'attentat commis le 11 juin 2006 contre le complexe hôtelier Ostapé d'Alain Ducasse à Bidarray (Pyrénées-Atlantiques).
  
Les policiers, dont des membres de la Sous-direction antiterroriste (Sdat), agissaient sur commission rogatoire des juges antiterroristes Laurence Le Vert, Edmond Brunaud et Marie-Antoinette Houyvet.
  
Les quatre autres personnes avaient été interpellées le même jour dans le cadre d'une enquête préliminaire conduite sous la houlette de la section antiterroriste du parquet de Paris.
  
Cette enquête a été ouverte à la suite de renseignements communiqués par le juge antiterroriste espagnol Baltazar Garzon sur des transferts illicites de fonds du Parti communiste des terres basques (PCTV) à des personnes résidant en France, selon le parquet de Paris.
  
Le PCTV est l'un des deux partis récemment interdits en Espagne où ils sont accusés d'avoir servi de prête-nom à Batasuna.
  
Les policiers ont également procédé à une perquisition au siège de Batasuna à Bayonne en présence de Xabi Larralde, porte-parole et membre du bureau national qui figurait parmi les gardés à vue.
  
Ces gardes à vue sont intervenues au moment où, de l'autre côté de la frontière, l'ETA a mené ces derniers jours une offensive meurtrière en perpétrant trois attentats à la voiture piégée en 24 heures, l'un en Cantabrie (Nord) et les deux autres au Pays basque espagnol, qui ont fait un mort et 11 blessés.
  
Le chef du gouvernement espagnol, José Luis Rodriguez Zapatero, a indiqué, jeudi à New York en marge de l'Assemblée générale des Nations unies, qu'il "n'excluait pas" de demander à la France la mise hors-la-loi de la branche française de Batasuna.
  
Madrid a par ailleurs réclamé, par la voix du ministre de l'Intérieur, Alfredo Perez Rubalcaba, le transfèrement d'un couple d'Espagnols d'une trentaine d'années arrêtés mardi à Trelins (Loire) et soupçonnés d'appartenir à ETA.
  
Jeudi, une maison appartenant à un couple de Britanniques à Uhart-Mixe (Pyrénées-Atlantiques) a été détruite par un incendie d'origine criminelle, sur un site où ont été retrouvés des slogans à caractère "nationaliste basque" comme "le Pays basque n'est pas à vendre".

Première publication : 27/09/2008

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