Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Ghouta orientale : un adolescent filme le calvaire de l'intérieur

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

Agriculture française : le malaise des producteurs

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

Agriculture française : un modèle en crise

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Marseille, éternelle capitale de la culture ?

En savoir plus

FOCUS

Criminalité : le "dark Web", le côté obscur d'Internet

En savoir plus

7 JOURS EN FRANCE

Le visage des sans-abri

En savoir plus

REPORTERS

"Never again" : le mouvement contre les armes qui bouscule l'Amérique

En savoir plus

LE JOURNAL DE L'ÉCO

Agriculture : Emmanuel Macron veut rassurer les jeunes

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

Fusillade aux États-Unis : la NRA veut "plus d'armes dans les écoles"

En savoir plus

Un célèbre journaliste condamné à deux mois de prison

Dernière modification : 29/09/2008

Ibrahim Eissa, rédacteur en chef du journal d'opposition al-Dostour, a été condamné à deux mois de prison ferme en appel pour avoir relayé dans son journal, pendant l'été 2007, des rumeurs sur la santé du président Hosni Moubarak.

Un célèbre journaliste égyptien, Ibrahim Eissa, a été condamné dimanche à deux mois de prison ferme en appel pour avoir fait état de rumeurs à l'été 2007 sur la santé du président Hosni Moubarak, a-t-on appris de source judiciaire.
   
"La cour d'appel a ordonné son emprisonnement pour deux mois", a déclaré cette source qui a requis l'anonymat. M. Eissa, 44 ans, rédacteur en chef du journal d'opposition al-Dostour n'était pas présent à l'audience.
   
Il avait été condamné en première instance à six mois de prison ferme, alors qu'il encourait jusqu'à trois ans de prison pour "diffusion de fausse nouvelle de nature à mettre en péril l'intérêt général et la stabilité du pays".
   
M. Eissa n'était pas joignable dans l'immédiat pour commenter cette décision.
   
Le tribunal se prononçait sur une plainte du Service de sécurité intérieure.
   
Ce journaliste très connu, plusieurs fois condamné ou suspendu d'activités, avait repris à l'été 2007 dans les colonnes du Dostour des rumeurs sur la santé du président Moubarak, 80 ans.
   
Ces rumeurs faisant état de la mort du chef de l'Etat égyptien ou de son hospitalisation d'urgence avaient conduit M. Moubarak à faire plusieurs apparitions publiques.
   
Suzanne Moubarak, l'épouse du "raïs", s'en était émue, affirmant qu'il était "en excellente santé" et estimant que ceux qui colportaient de telles rumeurs devraient rendre des comptes.
   
"Parler de la santé du président ne devrait pas être un tabou, j'ai seulement dit qu'il avait des problèmes sans gravité de circulation sanguine", avait affirmé M. Eissa après le jugement en première instance.
   
Il avait alors affirmé que sa condamnation à six ferme traduisait "l'hostilité totale du régime à la liberté de la presse, et sa détermination à emprisonner les journalistes".
   
Amnesty International avait protesté à l'époque contre la condamnation de M. Eissa et appelé à une "plus grande liberté pour les médias, en amendant la loi de la presse et en mettant un terme aux accusations de diffamation criminelle dans des affaires de ce type".
   
Human Rights Watch avait également condamné le verdict et les lois permettant de juger de telles affaires.
   
Plusieurs procès contre des journalistes égyptiens étaient intervenus fin 2007, suivis d'une vague d'arrestations contre des bloggeurs début 2008, suscitant de vives critiques tant en Egypte qu'à l'étranger.
 

Première publication : 28/09/2008

COMMENTAIRE(S)