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Le village de Troan, dans l'est du Tchad. C'est la première fois que les habitants croisent des soldats de l'Eufor.
"On a besoin de votre protection. Vous devez arrêtez les coupeurs de route et les bandits. C'est les bandits là-bas, ce sont des Zaghawas", explique un villageois. Les Zaghawas, l'ethnie du président tchadien. Ce sont eux aussi que la population accuse d'avoir tué 3 personnes en tentant de voler du bétail quelques jours auparavant.
Le général Ganascia, qui est à la tête de l’Eufor sur le terrain, affirme: "Lorsque nous serons partis, dans quelques jours, les choses reprendront peut-être encore une fois parce qu'il y a trop d'armes, parce qu'il n'y a pas d'ordre ni de justice établie. C’était ni notre mission ni notre vocation. On peut peut-être dire que l’intérêt de notre présence aura été de mettre en valeur que la réponse n’était pas forcément militaire."
Un constat d'impuissance désabusé après seulement six mois de présence.


























Commentaires (1)
les limites de l'Eufor au Tchad
Mais que diantre!C'est quoi la mission de l'Eufor au Tchad?3000 personnes,c'est beaucoup pour ce territoire mais il faut redefinir la mission en des termes suffisamment clairs.Il ne devra pas s'agir de protéger un Etat quelconque et laisser les pauvres populations aux mains des bandits et autres pillards.Il s'agit pour l'Eufor de prendre sa responsabilité;C'est un devoir humanitaire!Ne compter pas sur les Autorités de ces pays.Elles ont d'autres chats plus gros à fouetter:Leur Pouvoir ;;;divin.
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