Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Le gouvernement israélien utilise la mort de James Foley pour sa communication

En savoir plus

7 JOURS EN FRANCE

Une rentrée politique sous tension

En savoir plus

#ActuElles

Réfugiés de Centrafrique: préserver son honneur et sa dignité

En savoir plus

JOURNAL DE L’AFRIQUE

RDC : L'opposant Tshisekedi en convalescence à Bruxelles

En savoir plus

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Centrafrique : manifestations contre la France au PK5

En savoir plus

CAP AMÉRIQUES

Émeutes de Ferguson : Obama face à la question raciale

En savoir plus

TECH 24

Transports du futur : quand la réalité dépasse la fiction

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Philippe Ramette fait son éloge de la contemplation

En savoir plus

DÉBAT

UE - États-Unis - Russie : le double-jeu des sanctions

En savoir plus

  • Les deux nouveaux satellites Galileo placés sur la mauvaise orbite

    En savoir plus

  • Angela Merkel à Kiev pour arracher un cessez-le-feu

    En savoir plus

  • 2e division blindée : "Nous étions des frères"

    En savoir plus

  • Gaza : intensification des frappes après la mort d’un enfant israélien

    En savoir plus

  • Meurtre de James Foley : Washington n'exclut pas de frapper l'EI en Syrie

    En savoir plus

  • Un nouveau gouvernement de large ouverture formé en Centrafrique

    En savoir plus

  • Vidéo : après la reprise du barrage de Mossoul, les Kurdes déminent la zone

    En savoir plus

  • Doublé historique des Français au 100 m libre, Manaudou décroche l'or

    En savoir plus

  • Ahmet Davutoglu, l'homme qui ne fait aucune ombre à Erdogan

    En savoir plus

  • Quelles options pour l’administration Obama contre l’EI en Syrie ?

    En savoir plus

  • Irak : près de 70 morts dans l'attaque d'une mosquée sunnite

    En savoir plus

  • Les éliminatoires de la CAN-2015 perturbées par le virus Ebola

    En savoir plus

  • Le Hamas exécute des "collaborateurs" présumés d'Israël à Gaza

    En savoir plus

  • Yémen : "Si la transition est abandonnée, alors le pays se disloquera"

    En savoir plus

  • RD Congo : interrogations après des décès dus à une fièvre hémorragique

    En savoir plus

Un chef de guerre afghan revendique l'attaque contre les Français

Dernière modification : 29/09/2008

Dans une vidéo, Gulbuddin Hekmatyar, ancien commandant de la lutte anti-soviétique dans les années 1980, affirme être à l'origine de l'attaque dans laquelle dix soldats français ont trouvé la mort le 18 août dernier près de Kaboul.

Le chef de guerre afghan Gulbuddin Hekmatyar a revendiqué la responsabilité de l'embuscade qui a tué dix soldats français près de Kaboul le 18 août et a reconnu la mort de dix de ses propres combattants dans ce combat, dans une vidéo reçue lundi par une agence de presse afghane.
  
L'attaque avait auparavant été revendiquée par les talibans, qui forment un groupe distinct du Hezb-e-Islami (parti islamique, HIG) d'Hekmatyar.
  
Le 18 août, une patrouille française était tombée dans une embuscade montée par de 140 à 170 insurgés bien armés dans la vallée d'Uzbeen, dans le district de Saroubi, à une soixantaine de km à l'est de Kaboul.
  
Dix soldats, appartenant pour la plupart au 8e Régiment de parachutistes d'infanterie de marine (RPIMa), qui venait d'arriver en Afghanistan, avaient été tués et 21 blessés dans cet accrochage, le plus meurtrier pour les troupes internationales depuis la chute du régime des talibans fin 2001, suscitant une forte émotion en France.
  
Dans la vidéo reçue par l'agence de presse Pajhwok Afghan News, Gulbuddin Hekmatyar revendique la responsabilité de l'embuscade et rend publics les noms de dix de ses combattants qui y ont trouvé la mort, adressant ses condoléances à leurs familles.
  
D'après les militaires français en Afghanistan, de 40 à 70 rebelles ont été tués dans l'attaque, mais ils ont reconnu n'avoir trouvé qu'un seul corps laissé par l'ennemi sur le terrain lorsqu'ils ont décroché à la faveur de la nuit.
  
Gulbuddin Hekmatyar a également menacé les troupes internationales de mener de nouvelles opérations de guérilla contre elles, tout en appelant par ailleurs les insurgés en Afghanistan à éviter d'utiliser les téléphones portables et satellitaires lors des combats, dans cette vidéo.
  
L'un des plus importants commandants de la lutte antisoviétique (1979-1989) en Afghanistan et éphémère Premier ministre dans les années 1990, Gulbuddin Hekmatyar, un Pachtoun connu pour ses retournements d'alliance, est aujourd'hui activement engagé dans l'insurrection contre les autorités afghanes et les forces internationales.
  
Militant islamique, ancien protégé du Pakistan et des Etats-Unis, qui lui ont abondamment fourni argent et matériel lors de la lutte contre les Soviétiques, il est désormais recherché pour "terrorisme" par Washington, qui l'accuse d'être lié à al-Qaïda.
  
Hekmatyar a été accusé de nombreux crimes de guerre pendant la guerre civile afghane, lorsque les commandants de moujahidines se sont déchirés après la chute du régime communiste (1992-1996). Sa rivalité avec le commandant Ahmad Shah Massoud a notamment conduit à la quasi-destruction de Kaboul.
  
Il entretient des relations ambiguës avec les talibans, qui avaient affronté ses troupes lors de leur conquête de l'Afghanistan dans les années 1994-1996, l'obligeant à partir en exil en Iran. Depuis, ils ont rejeté à plusieurs reprises les propositions d'Hekmatyar pour constituer un front commun contre les forces étrangères dans le pays.
  
Le groupe d'Hekmatyar bénéficie d'une implantation ancienne dans les environs de Kaboul et dans l'est de l'Afghanistan, alors que les bastions historiques des talibans se situent dans le sud du pays.
  
Les talibans ont lancé une insurrection meurtrière depuis qu'ils ont été chassés du pouvoir à la fin 2001 par une coalition internationale emmenée par les Etats-Unis.
  
Les violences ont redoublé d'intensité depuis près de deux ans malgré la présence de 70.000 soldats de deux forces multinationales, l'une de l'Otan, l'autre sous commandement américain (Operation Enduring Freedom).
  

Première publication : 29/09/2008

COMMENTAIRE(S)