Finance - Nicolas Sarkozy - Société générale
Les banques françaises face à la crise
Mardi 30 septembre 2008
La crise financière américaine est devenue globale. Les menaces de faillite se sont multipliées en Europe, après les sauvetages de B&B, de Fortis, ou de Dexia. Les banques françaises sont-elles à l'abri de cette tempête financière ?
Dossier Le capitalisme mondial sur la selletteMardi 30 septembre 2008
Par Julien Peyron (texte) / Jennifer Knock (vidéo)L’inquiétude s'est emparée des Bourses du monde entier, chaque pays se livre à présent à un état des lieux. En France, le gouvernement se veut toujours rassurant sur la solidité du système bancaire. Pourtant, l’Etat a été contraint de voler au secours d’une banque, la franco-belge Dexia, une première depuis 14 ans.
La spécificité des banques françaises les protège en partie
Les premières victimes de la crise ont été les banques d’affaires américaines, qui ont sombré les unes après les autres. Mais en France, il n’existe pas de banques comme Bear Stearns ou Lehman Brothers - deux banques d’affaires américaines qui ont fait faillite.
Contrairement à leurs concurrentes anglosaxonnes, les banques françaises sont principalement des banques de dépôt. La Société générale et BNP Paribas, même si elles ont des activités de financement et d'investissement, restent principalement destinées aux petits épargnants et sont donc moins exposées aux fluctuations du marché.
Les banques françaises seraient aussi moins surchargées d'actifs de mauvaise qualité, parce quelles sont plus prudentes. C’est ce qu’a confié à FRANCE 24 Christian de Boissieu, professeur d’économie à l’université Paris-1 : "Globalement, notre système est moins exposé aux subprimes donc résiste mieux. Il y a plusieurs raisons à cela, notamment les stratégies plutôt prudentes des établissements français."
Une prudence qui expliquerait en partie la bonne tenue des établissements français jusque-là, mais M. de Boissieu met en garde : "On va de surprise en surprise avec cette crise, alors bien malin qui pourra dire ce qui va se passer en France…"
Quelle marge de manœuvre pour les hommes politiques ?
Nicolas Sarkozy a réuni ce mardi à l’Elysée les principaux dirigeants des banques et assurances pour faire le point sur la situation des établissements financiers français. La nature des discussions est restée confidentielle. Le gouvernement se contente d'annoncer qu'il va prendre "de nouvelles dispositions" très prochainement.
Evariste Lefeuvre, directeur-adjoint de la recherche et des études chez Natixis, confie à FRANCE 24 que cette réunion est "un coup d’épée dans l’eau" : "C’est un non-événement pour les marchés, on va encore nous dire que les banques sont en très bonne santé, mais ça fait un an et demi qu’on nous le dit !"
Pour M. Lefeuvre, les autorités ont beau s’agiter, leur marge de manœuvre reste réduite : "De toute façon, il y a un problème de marché inter-bancaire, donc le rôle de l’Etat est relativement faible". Il assure que toutes les annonces qui ont été faites ont pour but de rassurer la population : "On n’ose pas dire que les choses vont mal."
Retrouvez le Débat de France 24 : L'Europe frappée par la crise.
Pour aller plus loin
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03/10/2008 15:50:03 Signaler un abus
Mouai...
Par Anonyme - Madrid
Les riches pauvres? Les tres riches non. Mais les pauvres encore plus pauvres oui. Quand au pouvoirs des politques sur l'économie... un rêve... Les politiques n'ont absolument aucun pouvooir sur l'economie que est entre les mains du privée. Le sommet de Sarko? un bel effet d'annonce qui n'aura aucun résultat. Le fameux deblocage de Bush ne servira a rien non plus d'ailleurs. Si ce n'est enfoncer encore plus une économie etasunienne particulierement abimée.
Les banques françaises a l'abri?? Ben les radiations de Tchernobyl n'ont jamais passé la frontiere non plus...
01/10/2008 08:55:31 Signaler un abus
une triste nouvelle
Par renmi21 - france
Voilà une triste nouvelle les riches vont devenir pauvres…
30/09/2008 21:43:15 Signaler un abus
REFORMES
Par NOSTRADAMUS - F
Que les membres du gouvernement réformes leurs "salaires" qu'ils se déplacent dans des voitures moins onéreuses, en un mot une réduction du train de vie mais vous en entendez parlre de cela, non jamais. Je vous ai déjà écris, si vous connaissez un chauffeur de ces messieurs ou dames qu'ils vous racontent des histoires actuelles de "chauffeurs" et vous comprendrez qu'ils est possible de réaliser des économies ENORMES, mais tout le monde reste muet. Pourquoi? De toutes les manières nous sommes dans le pétrin il faut le dire, l'écrire, être réaliste mais pas facile d'être optimiste dans la nature des choses en ce dernier trimestre 2008; Pour ceux qui ont lu mes commentaires avant le 15 septembre vous avez obligatoirement lu que je disais qu'après le 15 septembre il se passerait des évènements désagréables. Le gouvernement n'a aucune marge de manoeuvres il faut qu'ils repassent leur permis de conduire.