Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

LE JOURNAL DE L’AFRIQUE

Regain de tension au Burundi entre 2 et 4 morts depuis mardi soir

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Le corps d'un enfant syrien mort noyé, terrible symbole de la crise des réfugiés

En savoir plus

L'ENTRETIEN

Joseph Stiglitz : "Les politiques qui ont mené à la crise dominent toujours"

En savoir plus

L’EUROPE DANS TOUS SES ÉTATS

Un rappeur et un entrepreneur en quête d’identité européenne (partie 1)

En savoir plus

L’EUROPE DANS TOUS SES ÉTATS

Un rappeur et un entrepreneur en quête d’identité européenne (partie 2)

En savoir plus

FOCUS

Inde - Pakistan : une nouvelle génération prend les armes au Cachemire

En savoir plus

EXPRESS ORIENT

De la Syrie à la Hongrie : une famille sur la route de l'exil

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Humour belge garanti dans "Le tout nouveau testament"

En savoir plus

FACE À FACE

Rentrée politique : les défis de François Hollande

En savoir plus

La BCE garde son principal taux inchangé

Dernière modification : 02/10/2008

Sans surprise, la Banque centrale européenne (BCE) a décidé de laisser son principal taux directeur inchangé à 4,25%. Son président Jean-Claude Trichet a tenu, ce jeudi, une conférence de presse pour justifier cette décision.

Lire aussi le Talk de Paris avec Jean-Claude Trichet, président de la BCE

 

La Banque centrale européenne (BCE) a amorcé jeudi son virage vers une baisse des taux directeurs en zone euro face à l'aggravation de la crise financière qui fait peser des risques "extraordinairement" élevés sur la croissance, selon son président.

"Nous vivons une situation qui est absolument exceptionnelle", a déclaré le Français Jean-Claude Trichet lors d'une conférence de presse, en référence à la tourmente financière déclenchée à la mi-septembre par l'effondrement du secteur bancaire américain et dont l'onde de choc atteint l'Europe.

Le conseil des gouverneurs a décidé "à l'unanimité" de garder le principal taux directeur inchangé à 4,25%. Mais l'option d'une réduction de ce taux, qui détermine les conditions du crédit pour les ménages et les entreprises en zone euro, a été envisagée, a-t-il confié.

Le tableau est sombre pour l'économie européenne, qui s'affaiblit sous le coup d'une "demande intérieure en contraction" et d'un crédit plus rare. Le repli en cours des prix du pétrole conjugué à la croissance qui se poursuit dans les pays émergents, comme la Chine, "pourrait permettre une relance progressive (de l'économie) au cours de 2009", a-t-il prudemment ajouté.

Parallèlement, son discours sur l'inflation s'est adouci. Elle reste certes trop élevée à son goût, avec un taux de 3,6% sur un an en septembre. Et il reste "impératif" d'éviter des effets de second tour, notamment une spirale inflationniste susceptible de se déclencher si les hausses salariales dans la zone euro sont très élevées.

Les risques de dérapage des prix "ont diminué", a-t-il toutefois indiqué, pas seulement grâce au repli des prix de l'or noir. "Le ralentissement de l'économie dans la zone euro (...) a contribué à alléger quelque peu les pressions sur les prix", selon lui. L'objectif de la BCE d'une inflation légèrement inférieure à 2% sera atteint "dans dix-huit mois".

Le changement du message de Jean-Claude Trichet a conduit les économistes à avancer leurs attentes d'une baisse des taux. Au lieu du premier trimestre 2009, ils la situent désormais à début décembre. Le conseil des gouverneurs se réunira à cette date à Bruxelles et doit présenter ses nouveaux pronostics d'inflation et de croissance.

"L'heure de la première baisse de taux est à présent très proche", souligne Aurelio Maccario, économiste chez Unicredit. Si elle avait voulu agir dès novembre, comme le pensent désormais les marchés, le discours de M. Trichet aurait été plus explicite, selon lui.

La perspective d'une "longue phase de stagnation avec des tendances provisoires à la récession (...) devrait pousser la BCE à décider d'une première baisse d'un demi-point au mois de décembre", estime Alexander Krüger de la Bankhaus Lampe.

La BCE va suivre ainsi la même voie que la Réserve Fédérale américaine, qui avait drastiquement réduit son principal taux après l'effondrement des crédits immobiliers à risques aux Etats-Unis ("subprime"), mais avec un an d'écart.

Il faut dire que la conjoncture européenne s'était montrée étonnamment résistante l'an passé et jusqu'au premier trimestre 2008, avant de ralentir brusquement sous l'effet d'une croissance mondiale plus faible et d'une consommation atone.

Le pas de Jean-Claude Trichet en direction d'une baisse de taux devrait aussi satisfaire les responsables politiques, essentiellement français mais aussi espagnols, qui demandaient implicitement à l'institution d'apporter une bouffée d'oxygène à l'économie en réduisant le coût du crédit.

Première publication : 02/10/2008

COMMENTAIRE(S)