Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

MODE

Mode masculine été 2017 part 1

En savoir plus

#ActuElles

Femmes artistes : sortir des oubliettes de l'Histoire

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Quatuor Modigliani : quatre garçons dans les cordes

En savoir plus

UNE COMÉDIE FRANCAISE

Loi travail : le récit d'un revirement

En savoir plus

FOCUS

Vidéo : atteints d'une hépatite C, des Occidentaux partent se faire soigner en Inde

En savoir plus

L'ENTRETIEN

Guerre civile au Guatemala : une justice impossible ?

En savoir plus

7 JOURS EN FRANCE

Dans les coulisses des palaces parisiens

En savoir plus

LE JOURNAL DE L'ÉCO

Économie britannique : George Osborne tente de rassurer

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"En fait, on ne voulait pas vraiment dire 'partir'"

En savoir plus

La majorité des pays de l'UE favorable au retrait des soldats de Bosnie

Dernière modification : 02/10/2008

A Deauville, la majorité des ministre de la Défense de l'Union européenne se sont prononcés pour un retrait des soldats européens de Bosnie. La réunion se poursuit jeudi, sous l'égide de la France qui veut relancer l'Europe de la Défense.

Les ministres de la Défense de l'Union européenne se sont prononcés dans leur majorité mercredi pour un retrait des soldats européens de Bosnie, et le lancement d'une autre opération civile ou militaire, a annoncé le ministre français Hervé Morin.

"Parmi quatre options étudiées, nous avons privilégié la clôture de la mission militaire sous sa forme actuelle", a déclaré M. Morin, dont le pays préside l'UE, à l'issue d'une première journée de travaux à Deauville (ouest de la France).

L'opération Eufor Althea en Bosnie, lancée en 2004 avec 7.000 soldats pour prendre le relais de l'Otan, avait déjà vu ses effectifs réduits à 2.500 hommes l'an dernier en raison de l'amélioration de la situation politique dans l'ancienne république yougoslave.

Le ministre français a précisé que le retrait serait "progressif", d'autant qu"'il n'y pas eu unanimité totale, un ou deux pays", qu'il n'a pas nommés, "restant pour le maintien des forces actuelles".

Aussi a-t-il appelé à "faire une analyse fine avec la prudence nécessaire pour que l'ensemble des efforts que nous avons menés depuis des années" dans l'ancienne république yougoslave ravagée de 1992 à 1995 par une guerre civile entre Bosniaques croates, serbes et musulmans "ne soient pas réduits à néant".

"Ce n'est pas la peine d'avoir consacré autant d'énergie pour stabiliser un pays et risquer de tout mettre par terre", a insisté M. Morin.

Il s'agit donc de "transformer cette mission", ou plutôt de la "remplacer par une autre mission", civile ou militaire, a-t-il dit, espérant pouvoir formaliser la décision le 10 novembre à Bruxelles lors de la prochaine réunion des ministres de la Défense de l'UE.

La nouvelle opération de l'UE en Bosnie pourra être "militaire", sous la forme d'un "monitoring de la situation et des conseillers militaires pour faire monter en puissance les forces bosniaques". Ou, a encore dit M. Morin, "ce peuvent être des missions civiles, notamment des missions de type Eulex, c'est-à-dire de police et de justice".

Les 27 étudieront la création d'une force de réaction rapide qui serait basée hors du territoire bosniaque pour intervenir en cas d'urgence, une fois Althea partie, a indiqué un diplomate français.

Le général britannique John McColl, à la fois commandant en chef adjoint des forces de l'Otan en Europe et de l'opération européenne en Bosnie, est "mandaté" par les 27 pour "présenter des options plus précises" d'ici à cette date, a-t-il ajouté.

Selon le même diplomate français, "un consensus assez large a été trouvé pour dire que l'opération militaire est un succès".

Les ministres européens ont en revanche écarté deux autres options que leur a soumises le général McColl: un retrait "sec, sans mission d'accompagnement" des forces de l'UE ou le statu quo.
 

Première publication : 02/10/2008

COMMENTAIRE(S)