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Dernière modification : 02/10/2008 

- Abkhazie - Géorgie - Ossétie du Sud - Russie - Union européenne


Les observateurs européens se déploient sans accroc
Quelques 200 observateurs européens se sont déployés en Géorgie sans difficulté. Ils doivent surveiller le retrait russe des "zones de sécurité" limitrophes de l'Ossétie du Sud et de l'Abkhazie.

NABAKHTEVI, Géorgie, 1er octobre - Trois groupes d'observateurs européens ont commence mercredi à se déployer dans la zone tampon de Géorgie bordant l'Ossétie du Sud et à y nouer le contact avec les autorités et la population locale, a annoncé l'UE."Le processus a commencé. Nous pénétrons dans les zones limitrophes et c'est le début du déploiement", a déclaré Hansjörg Haber, chef de la mission européenne, qui compte quelque 200 observateurs.

 

 "Ils ont pu aller partout où ils voulaient. Il n'y a eu aucun problème aujourd'hui", avait auparavant déclaré la porte-parole de Javier Solana à Deauville, où le chef de la diplomatie de l'UE rendait compte aux ministres de la Défense des Vingt-Sept de sa récente visite en Géorgie.

 

En dépit de cette première incursion des observateurs, on ignore encore si Russes et Européens se sont mis d'accord sur les modalités de déploiement et de fonctionnement de l'ensemble de la mission.
 

"Nous avons reçu de la partie russe des assurances au niveau politique que nous pourrions effectuer des patrouilles. Au
niveau militaire, c'est compris différemment", avait dit dans la matinée Hansjörg Haber, évoquant des "inquiétudes" russes pour la sécurité des observateurs.
 

Mais, à Saint-Pétersbourg, le président Dmitri Medvedev a confirmé toutefois que les forces russes se retireraient de Géorgie "dans les délais prévus" par l'accord conclu entre Moscou et Tbilissi sous l'égide de la présidence française de
l'UE.  
 

L'échéance fixée par l'accord à Moscou pour le retrait de ses troupes expire le 10 octobre. Les observateurs européens doivent surveiller leur retrait des "zones de sécurité" limitrophes de l'Ossétie du Sud et de l'Abkhazie, autre province sécessionniste.
 

Moscou, qui a reconnu l'indépendance de l'Ossétie du Sud et de l'Abkhazie, prévoit d'y déployer au total plus de 7.000
soldats et a annoncé que les observateurs européens n'y seraient pas autorisés à opérer.

La mission européenne espère coordonner un retrait "étape par étape" des forces russes et le redéploiement simultané de la police géorgienne pour éviter tout vide de pouvoir.

Commentaires (2)

Déploiement des Observateur européens en Géorgie

Ce déploiement semble paraît être une bonne nouvelle. Mais en réalité, elle consacre de fait une partition de la Géorgie conformément à la volonté russe. J'ai aussi du mal à accepter l'argument selon lequel l'Europe n'aurait pas de leçon à donner à la Russie en réference à la question du Kosovo. ça la plus bonne manière de cautionner toutes les entreprises ou appétits d'annexion. On ne doit pas se servir des erreurs des autres pour se donner le droit d'en commettre de manière aussi flagrante qu'intentionnelle. La Russie est dangereuse. Poutine et Medvev se comportent en conquérant et l'Europe doit les prendre au serieux. Nous sommes là en face d'un jeu et d'une volonté hautement stratégique qui demande que des messages assez forts soient adressés à tous les "Etats parias". N'ayons pas peur des mots: La Russie a violé de manière flagrante la légalité internationale et l'Europe (Allemagne et France en particulier) ont fait profile bas à cause des intérêts géo-économiques( Gaz russe). Ils doivent dès aujourd'hui commencer à réfléchir sur les voies et moyens de gestion de ce crénaux de vulnérabilité qu'est leur dépendance à l'égard des ressources russes. Qu'on se le dise.

Saluons ces premiers efforts

Je crois que ce premier geste des russes de laisser la mission européenne contrôler sans ambages est à saluer. Même si cela n'est pas une fin en soi, il convient toujours de concilier les points de divergences lorsqu'on souhaite resoudre un problème,surtout qui engage des Etats. L'europe doit coopérer tout en n'oubliant pas son objectif majeur car il ne faut pas oublier que dans cette affaire elle est mal placée pour se jouer des donneurs de leçons car la russie n'a pas toujours digérer la reconnaissance du kosovo comme Etat indépendant.

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