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Détroit attend la voiture électrique comme le messie
Certains l’ont cru morte, mais la voiture électrique suscite un regain d’intérêt. Et parfois avec de l’allure. Telle la Roadster du jeune constructeur californien Tesla.
Ce coupé, qui vient d’être mis en vente, peut atteindre 100 km/h en quatre secondes. Mais dans cette voiture, point de rugissement du moteur, juste un sifflement électrique. Pas de combustion, donc pas de transmission nécessaire et 250 chevaux de puissance délivrés sans interruption. Une capacité d’accélération qui place la Tesla au niveau d’une Porsche...
Son secret se situe dans son coffre : une énorme batterie lithium qu’il faut recharger quatre heures durant avec l’équipement approprié. Une autonomie maximale de 365 km sans la moindre émission. Un souci du détail et une finition intérieure impeccable. Rouler sport et vert a toutefois un coût : 110 000 dollars.
Moins branché mais tout aussi électrique et plus abordable : le 4X4 de Paul Scott qui roule, dit-il, pour un futur meilleur. Cet inconditionnel de la voiture électrique a installé une station solaire sur son toit. Une façon de protéger l’environnement mais aussi de faire des économies.
Selon Paul, même après 100 000 km sa voiture n’a pas besoin d’être beaucoup entretenue tant le moteur électrique est simple et durable. Trop peu rentable, selon lui, pour l’industrie automobile qui a longtemps refusé de les produire à grande échelle.
Mais aujourd’hui face à la crise du secteur et la flambée des prix du pétrole beaucoup de constructeurs emboîtent le pas. Et ces quelques milliers de Californiens qui défient au quotidien la logique de l’essence en roulant électrique s’en réjouissent.























