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Lisez le dossier "Le capitalisme mondial sur la sellette"
Pour comprendre la crise : "De la crise des 'subprimes' au krach boursier mondial"
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Les Bourses mondiales étaient attentistes voire quasiment pessimistes vendredi, à quelques heures du nouveau vote de la Chambre des représentants américaine sur le plan de sauvetage bancaire, l'indice japonais Nikkei chutant même à son niveau le plus bas depuis trois ans.
Dans le sillage de Wall Street, victime d'une rechute jeudi, avec une dégringolade de 3,22% pour le Dow Jones et de 4,48% pour le Nasdaq, les places asiatiques étaient majoritairement dans le rouge vendredi.
La Bourse de Tokyo a ainsi terminé la semaine sur une baisse de 1,94%, l'indice Nikkei retombant à son plus bas niveau en fin de séance depuis le 18 mai 2005.
Toujours en séance, le Hang Seng perdait 2,63% à 07H15 GMT à Hong Kong, le Straits Times cédait 2,38% à Singapour et le Sensex abandonnait 2,46% à Bombay.
Plus mitigées, les Bourses européennes ont ouvert en ordre dispersé vendredi matin. Si le Footsie cédait ainsi 0,07% à Londres à l'ouverture, le CAC 40 progressait de 0,34% à Paris et le Dax de 0,38% à Francfort.
Une certitude: les investisseurs ne semblaient pas prêts à parier leur chemise sur un vote positif des Représentants américains, qui ont déjà rejeté une première fois le plan Paulson lundi soir, avec 23 voix d'avance (228 contre 205).
"Les intervenants sont sceptiques sur les chances de la loi de sauvetage de passer à la Chambre des représentants", expliquait ainsi vendredi Kazuhiro Takahashi, chez Daiwa Securities SMBC à Tokyo. Et ce malgré l'optimisme affiché jeudi soir par la présidente démocrate de la Chambre, Nancy Pelosi.
"Même si le texte a été adopté à une large majorité au Sénat, son passage à la Chambre n'est pas garanti", selon John Wilson, stratégiste chez Morgan Keegan à New York: "Et s'il est adopté, les marchés vont certes pousser un soupir de soulagement, mais je ne m'attends pas à ce que les nuages disparaissent automatiquement et laissent la place à une cohorte d'anges chantant alléluia".
Dans une intervention jeudi, pour la quatorzième fois en 15 jours, le président George W. Bush a une nouvelle fois appelé les parlementaires à approuver ce plan, expliquant que "c'est un problème qui dépasse largement New York et Wall Street. C'est un problème qui affecte les gens qui travaillent dur".
Une opinion visiblement partagée en Europe. Après le président de l'Eurogroupe, Jean-Claude Juncker, qui a appelé à un vote "rapide" à la Chambre des représentants, jugeant que le plan américain allait "certainement contribuer à calmer les marchés", c'est le président de la Banque centrale européenne (BCE), Jean-Claude Trichet, qui est intervenu vendredi: "Evidemment (il faut) que le plan Paulson puisse être voté" par le Congrès américain pour faire face à la "correction très importante qui est en cours".
De leur côté, les banques centrales continuent à pomper dans leurs réserves pour éviter un assèchement du marché du crédit. La BCE a annoncé qu'elle prévoyait d'allouer 50 milliards de dollars au circuit bancaire de la zone euro, dans le cadre de mesures conjointes avec la Réserve Fédérale américaine.
En attendant le plan Paulson, l'UE elle est en plein flou sur un éventuel plan européen, même si M. Trichet a assuré que "ce n'est pas la zizanie".
A la veille du G4 de Paris, lors duquel le président français Nicolas Sarkozy doit réunir l'Allemande Angela Merkel, le Britannique Gordon Brown et l'Italien Silvio Berlusconi, un consensus semblait en tout cas difficile.
L'Allemagne s'oppose ainsi à l'idée d'un fonds européen doté de 300 milliards d'euros, idée qui aurait été avancée par la France, selon une source gouvernementale européenne à Berlin, avant d'être démentie à Paris.
Selon le Premier ministre néerlandais Jan-Peter Balkenende, il pourrait en fait s'agir d'un "malentendu", les Pays-Bas ayant proposé la création de fonds nationaux de sauvetage bancaire et non pas un fonds européen.
Gordon Brown s'est également montré favorable à des solutions nationales, tout en reconnaissant que la crise financière a une "dimension européenne".





























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