03 Octobre 2008 - 20H10
- États-Unis - Europe - Joe Biden - Wall Street

Les États-Unis adoptent le plan de sauvetage bancaire
A peine voté par le Congrès, le plan de sauvetage américain a été promulgué par le président George W. Bush. Si le monde de la finance s’est félicité de son adoption, la population américaine, elle, reste encore sceptique.

 

 

Lisez le dossier "Le capitalisme mondial sur la sellette"

Pour comprendre la crise : "De la crise des 'subprimes' au krach boursier mondial"

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Vendredi, les Etats-Unis ont enfin adopté le plan de sauvetage du système bancaire après deux semaines de tractations entre l'administration Bush et le Congrès.

 

La Chambre des représentants, qui avait attisé la tourmente boursière, lundi, en rejetant le projet initial, a adopté par 263 voix contre 171 le plan de 700 milliards de dollars proposé par le secrétaire au Trésor Henry Paulson. Beaucoup de représentants, particulièrement du côté des républicains, ont changé d'avis depuis lundi, lorsque 228 d'entre eux avaient voté contre la précédente version du texte.

 

Le vote puis la promulgation du plan ont été accueillis comme une bouffée d’air par les places financières mondiales qui reprenaient un peu de couleurs vendredi.

 
 

Bush promulgue, Paulson se félicite

 
 

A l’annonce du vote, le secrétaire au Trésor a promis vendredi d'agir "rapidement" pour mettre en œuvre le plan de sauvetage. "Je suis très reconnaissant que cette loi ait été adoptée aujourd'hui. C'est vraiment très bien", a déclaré Henry Paulson à la presse. Le président américain a, quant à lui, qualifié le plan de vital "pour aider l'économie américaine à survivre à la tempête financière" avant de le promulguer vendredi.

 

Ce vote est "une petite révolution pour les Américains" a souligné Gauthier Rybinski, spécialiste de politique internationale à FRANCE 24, puisque ce plan de 700 milliards de dollars donne au Trésor américain des moyens historiques pour intervenir sur le secteur financier.

 

De son côté, le président de la Réserve fédérale américaine (Fed), Ben Bernanke, s'est félicité, vendredi, de l'adoption du plan par le Congrès et a redit l'engagement de son institution à faire tout son possible pour faciliter le crédit.

 
 

Un plan impopulaire chez les Américains

 
 

Au sein de la population américaine, le plan Paulson ne fait pas l’unanimité. "Près de trois Américains sur quatre ne voulaient pas entendre parler du plan. Car lorsque les entreprises de Wall Street faisaient des bénéfices, le contribuable américain n’en voyait pas la couleur", souligne Philippe Gassot, correspondant FRANCE 24 à Washington.

 
 

De son côté, le candidat républicain à la Maison Blanche, John McCain, a déclaré depuis Pueblo (Colorado), où il tenait un meeting, que le projet loi de sauvetage du secteur financier devait "aider les classes moyennes, pas Wall Street".

 

Il n'a pas manqué, au passage, d'adresser une pique à son adversaire démocrate en affirmant que, contrairement à lui, Barack Obama n'a pas un bilan qui parle en faveur de la réforme. Du côté démocrate, certains membres du Congrès encore indécis ont indiqué, vendredi, que des appels téléphoniques du candidat Barack Obama les avaient aidés à se raviser.

 

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