Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

REVUE DE PRESSE

"Et à la fin, c'est l'Allemagne qui gagne"

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Raids aériens, roquettes et propagande

En savoir plus

DÉBAT

Soudan du Sud : l'avenir sombre d'un pays jeune de trois ans (partie 2)

En savoir plus

DÉBAT

Soudan du Sud : l'avenir sombre d'un pays jeune de trois ans (partie 1)

En savoir plus

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Rwanda : les juges français mettent fin à l'instruction sur la mort de l'ex président Habyarimana

En savoir plus

CAP AMÉRIQUES

Le cauchemar de la Seleçao

En savoir plus

FOCUS

La charia a-t-elle sa place dans le droit britannique?

En savoir plus

SUR LE NET

Kenya : l'opposition manifeste pour plus de démocratie

En savoir plus

À L’AFFICHE !

"Qu’est ce qu’on a fait au bon Dieu ?" : décryptage d’un phénomène

En savoir plus

  • "Gaza est sur le fil du rasoir", l’ONU se réunit en urgence

    En savoir plus

  • L'Argentine rejoint l'Allemagne en finale du Mondial

    En savoir plus

  • Vidéo : ramadan sous tension pour les musulmans de Pékin

    En savoir plus

  • "Le gouvernement de Netanyahou instrumentalise l’assassinat des trois juifs"

    En savoir plus

  • Tour de France : Chris Froome, vainqueur du Tour 2013, abandonne

    En savoir plus

  • Terrorisme : la France se protège contre "les loups solitaires"

    En savoir plus

  • Soudan du Sud : la trahison des héros de l’indépendance

    En savoir plus

  • Tueur à gage et flèche empoisonnée : les mystères de la tuerie de Chevaline

    En savoir plus

  • Rwanda : clôture de l’enquête française sur l’attentat contre Habyarimana

    En savoir plus

  • Les Femen poursuivies pour avoir dégradé les cloches de Notre-Dame de Paris

    En savoir plus

  • Cinquante-trois cadavres découverts par l’armée dans le centre de l’Irak

    En savoir plus

  • Jean-Baptiste de Franssu, ce Français nommé à la tête de la banque du Vatican

    En savoir plus

  • Mondial-2014 : en Allemagne, une victoire jugée "inimaginable”

    En savoir plus

  • Présidentielle indonésienne : les deux candidats revendiquent la victoire

    En savoir plus

  • La Coalition nationale syrienne a élu un nouveau chef

    En savoir plus

Skype-Chine espionne ses utilisateurs

©

Dernière modification : 04/10/2008

Suite à des révélations de chercheurs canadiens, le groupe de téléphonie sur Internet Skype a dû reconnaître que les conversations des utilisateurs de sa version chinoise ont été surveillées et que des données ont été stockées.

Lire aussi sur le site des Observateurs : "Skype enregistre les conversations des Chinois 'suspects'"

Retrouvez notre dossier : L'Internet en Chine sous haute surveillance

 

 

On ne s’introduit pas sur le marché du Web chinois sans faire de compromis sur les libertés. Le groupe de téléphonie sur Internet Skype n’échappe pas à la règle.

 

L’entreprise américaine s’est dit jeudi "profondément désolée" : les utilisateurs de sa version chinoise ont bien été espionnés, leurs conversations ont été filtrées et des données ont été stockées dans des serveurs. Skype a ainsi confirmé les révélations publiées le jour même par un groupe de recherche de l'université canadienne de Toronto.

 

Le président de Skype, Josh Silverman, a expliqué qu’il était au courant qu'un filtre empêchait la diffusion de certains mots, voire des communications jugées inacceptables, mais qu’il ne savait pas que des informations étaient stockées.

 

Un filtre déclenché par l'utilisation de certains mots-clés

 

La faute, selon Skype, à TOM-Skype, la co-entreprise qu’il a fondée avec l’entreprise chinoise TOM Line pour entrer sur le marché chinois.

 

"Nous n'avions pas compris que TOM avait pour politique de stocker des messages de chat, et nous leur demandons maintenant pourquoi le protocole a changé", a ajouté Josh Silverman, assurant que TOM Online ne stockait désormais plus de messages.

 

"TOM-Skype  collecte régulièrement des millions d’enregistrements […], des textes ou des conversations vocales, indique le rapport des universitaires canadiens. Ils sont conservés sur des serveurs accessibles au public." L’enquête explique que le filtre est déclenché par l’utilisation de certains mots-clés, comme Taïwan, Tibet ou Tienanmen.

 
Une parade : la version américaine de Skype

Les organisations de défense des droits de l’homme ne sont pas surprises.  "Nous le savions depuis plusieurs mois, mais pour la première fois une étude apporte des preuves", explique Vincent Brossel, responsable Asie à l’association Reporter sans frontières (RSF). "Depuis quelque temps, des dissidents nous alertent que les communications parfois ne passent pas, qu’ils sentent des interférences."

 

"J’utilise Skype pour communiquer avec mes contacts en Chine, raconte de son côté Wei Shi, fondateur de Boxun.com, un site dédié aux droits de l'homme en Chine. Mais j’avais déjà pris mes précautions en leur demandant d’utiliser la version américaine de Skype, pas la version chinoise dont il est question dans cette étude candienne. Le problème : quand on essaie de se connecter au site de Skype en Chine, on est redirigé automatiquement vers le site de Skype-Tom. Nous avons trouvé une parade -nous avons hébergé le logiciel américain sur un serveur qui n’est pas connu des censeurs chinois et nous diffusons cette URL non censurée pour le télécharger."
 

200.000 nouveaux internautes par jour

 

Skype n’est pas la première entreprise américaine à avouer avoir cédé à la censure chinoise. "Pour accéder au marché chinois, de toute façon, il faut se plier aux règles des autorités, sinon il est impossible de faire du business sur Internet dans le pays. Google, Yahoo! et Microsoft, pour ne citer qu’eux, ont déjà dû accepter la censure et le reconnaître publiquement", ajoute-t-il.

 

Il faut dire que le marché du Web chinois est tentant, avec ses 253 millions d’internautes (chiffre officiel diffusé en juillet par le China Internet Network Information Center). Un marché toujours en pleine extension – la Chine compterait 200.000 nouveaux internautes par jour. "La Chine recense quelque 72,2 millions de blogs et 300.000 pages Web sont créées chaque mois dans la seule ville de Pékin", indique RSF, qui estime que le pays est la "plus grande prison de cyberdissidents" au monde.

Première publication : 03/10/2008

Comments

COMMENTAIRE(S)