04 Octobre 2008 - 03H17
- Angela Merkel - Nicolas Sarkozy - Union européenne

Un mini-sommet européen en réponse à la crise
Les dirigeants des principales puissances économiques européennes se réunissent à Paris pour harmoniser leur réponse face à la crise. Des désaccords franco-allemands ont marqué la préparation de cette rencontre.

 

Lire aussi l'analyse de C. de Camaret : "L'Europe à 'sauve qui peut' !"

 

Les dirigeants allemand, britannique, français et italien se sont réunis samedi au palais de l'Elysée, à Paris, pour tenter de trouver une réponse commune de l'Europe à la crise financière.

La chancelière allemande Angela Merkel a bouleversé dès son arrivée le protocole mis au point par la présidence française en insistant pour parler aux journalistes rassemblés dans la cour d'honneur de l'Elysée, avant le début de la réunion.

Nicolas Sarkozy l'a entraînée dans le palais présidentiel dès sa descente de voiture. Mais après un bref conciliabule, tous deux ont redescendu le perron et Angela Merkel est allée voir la presse.
 
Dans cette situation "très difficile", les dirigeants politiques doivent prendre leurs responsabilités mais également ceux qui sont à l'origine de la crise, a-t-elle déclaré.

"Il nous faut garantir que dans le futur, de telles crises ne se renouvellent pas", a ajouté la chancelière allemande.
 
Prié de dire ce qu'il fallait faire pour rassurer les marchés et les Européens, Nicolas Sarkozy a alors pris à son tour brièvement la parole.

"Vous prenez ce qu'a dit Angela Merkel, vous le traduisez en Français et c'est exactement ce que je pense", a-t-il. "A un problème mondial, il faut une réponse mondiale et, dans le monde d'aujourd'hui, l'Europe doit afficher la volonté de présenter une solution. Cela rassurera tout le monde."

Arrivé quelques minutes plus tard, le Premier ministre britannique Gordon Brown a souhaité que le sommet de l'Elysée permette d'envoyer un signal "très clair" aux marchés et aux opinions publiques.
 
"Je souhaite que le message qui sorte aujourd'hui de cette réunion soit qu'aucune banque solide, souveraine ne soit acculée à la faillite par manque de liquidités", a-t-il déclaré, avec Nicolas Sarkozy à ses côtés.
 
"Chaque pays représenté ici aujourd'hui fera tout ce qui est nécessaire pour assurer la stabilité du système et la sécurité des entreprises et des ménages", a-t-il ajouté.

C'est le président de la Banque centrale européenne, Jean-Claude Trichet, qui était arrivé le premier, vers 16h10 (14h10 GMT). C'est le seul à la rencontre duquel Nicolas Sarkozy n'est pas allé. Le président français s'est contenté de l'attendre en haut du perron de l'Elysée.

La réunion, à laquelle participent également les présidents de l'Eurogroupe et de la Commission européenne a débuté peu après 16h30 (14h30 GMT).
 
Elle devait être suivie par un dîner de travail, auquel devait se joindre le Premier ministre français, François Fillon.

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