Angola - France
Luanda demande l'annulation du procès de l'Angolagate
Lundi 06 octobre 2008
L'ouverture du procès des 42 Français suspectés d'être impliqués dans un trafic d'armes avec l'Angola a suscité la colère de Luanda, qui dénonce un viol du principe de secret-défense.
Dossier Le procès de l'AngolagateLundi 06 octobre 2008
Par AFP (texte) / Laure Constantinesco (vidéo)Lire aussi l'article "Ouverture à Paris du procès de l'Angolalate".
Le procès de l'Angolagate, vaste affaire de trafic d'armes de guerre, a subi dès son ouverture lundi à Paris, de premiers assauts visant à le faire dérailler, l'Angola demandant carrément le retrait des pièces incriminantes au nom "du respect du secret défense d'un pays étranger".
On attendait l'offensive du côté de la soixantaine d'avocats défendant les 42 prévenus, dont Charles Pasqua, ancien ministre de l'Intérieur, Jean-Christophe Mitterrand, fils aîné du défunt président, Jacques Attali, son ancien conseiller ou encore le romancier Paul-Loup Sulitzer, tous soupçonnés d'avoir touché des pots-de-vin.
Mais c'est la république d'Angola elle-même, défendue par Me Francis Teitgen, qui a déposé un recours à quelques heures de l'ouverture des débats.
Dans ce recours, que l'AFP s'est procuré, l'Angola s'oppose à "la discussion publique, dans une enceinte de justice étrangère", d'éléments relevant de "ses prérogatives de puissance publique touchant ses intérêts d'Etat et de défense nationale".
"Nous demandons à ce que tous les documents versés au dossier en violation de l'ordre public international ne soient pas débattus publiquement", a expliqué hors audience Me Teitgen, citant notamment les notes diplomatiques ou les contrats, sur lesquels s'appuie l'accusation.
Dans le prétoire, c'est Me Jean-Pierre Versini-Campinchi, défenseur de M. Mitterrand, qui a ouvert le bal en demandant l'annulation de la procédure parce que le juge d'instruction, Philippe Courroye, a signé l'ordonnance de renvoi alors qu'il était déjà nommé procureur à Nanterre.
D'autres arguments devaient suivre, à commencer par celui voulant que ce procès n'ait pas lieu d'être puisque les armes incriminées venaient de l'ancien bloc communiste, sans transiter par la France, et que leur vente n'avait donc pas besoin du feu vert de Paris.
A l'appui de cette thèse : une lettre du ministre de la Défense Hervé Morin, qui a assuré en juillet à Me Pierre-François Veil, défenseur de Pierre Falcone, que ces ventes n'avaient pas besoin d'autorisation.
Cette avalanche d'attaques n'est pas passée inaperçue du président du tribunal correctionnel de Paris, Jean-Baptiste Parlos. "Si le procès se poursuit ...", finit-il par lancer, provoquant un brouhaha.
"Et bien oui, explique-t-il, le tribunal est saisi d'un certain nombre de procédures et je ne peux pas préjuger de ce qui va se passer".
Cela ne l'a pas empêché de procéder d'abord, imperturbable, à l'appel des prévenus, se relayant avec ses deux assesseures pour énumérer l'interminable liste des délits reprochés.
Arrivés sous les flashes des photographes, dans une bousculade digne du festival de Cannes, ces prévenus ont décliné leur identité et leurs revenus.
Les bras croisés, Falcone a écouté durant une demi-heure les faits qui lui sont reprochés: avoir organisé ce "trafic d'armes" vers l'Angola de 1993 à 1998. Son ancien associé, Arcadi Gaydamak, est resté en Israël où il vit désormais, mais son avocat a assuré qu'il viendrait s'expliquer, "peut-être en novembre". Ce serait la première fois que la justice française l'entendrait.
Incarcéré pour des affaires de fraude, Jean-Charles Marchiani a comparu entre deux gendarmes, mais il a expliqué qu'il avait demandé une libération conditionnelle et était libérable au 19 octobre "selon le parquet".
Jean-Christophe Mitterrand s'est dit "sans revenu", vivant chez sa mère, tandis que Charles Pasqua n'a admis pour tout patrimoine immobilier qu'un "terrain indivis dans la montagne corse".
Vidéo
Pour aller plus loin
Pour aller plus loin



07/10/2008 00:08:03 Signaler un abus
HYPOCRISIE
Par quérida - Cotonou Bénin
je déplore le fait que les meme hommes politiques français qui sont supposés aider l'Afrique à se développer lui fournissent des armes pour contribuer à la guerre. et qui est impliqué jusqu'au cou dans cette affaire? un chroniqueur de France 24 !!!sacrée pub.......
07/10/2008 13:06:48 Signaler un abus
angolagate
Par Anonyme - côte d'ivoire
je suis d'accord avec le gouvernement angolais que cela touche à la défense national donc couvert par le secret défense. si chaque pays doit donner la filière qu'il utilse pour acheter ses armes au cours d'un procès, je pense que la souveraineté de certains pays surtout ceux l'Afrique sera baffoueé.
07/10/2008 10:54:26 Signaler un abus
3.150 lance-flammes, 170.000 mines antipersonnel, ...
Par PXB - Paris
Liste partielle des armes (AP | 02.10.2008 | 17:00) vendu à la junte angolaise: 3.150 lance-flammes, 181.250 obus de différents calibres, 170.000 mines antipersonnel, 80 chars d'assaut T-62, 340 chars de combat d'infanterie BMP, 44.250 Kalachnikov, 36 canons auto-propulsés, 61.053.000 cartouches de 7.62 mm, 30.000 grenades défensives, 500 lance-grenades type RPG, 315 mortiers, 181.250 obus de différents calibres, 170.000 mines antipersonnel, 12 hélicoptères de combat, six navires de guerre...
De quoi orchestrer une gigantesque boucherie donc.
Le CPI serait sans doute bien inspiré de juger les maitres d'oeuvre de cette abomination.
Sans parler que les millions détournés pour acheter ces engins de mort n'on pas été investi dans l'économie angolaise plongée dans la misère !
07/10/2008 09:51:19 Signaler un abus
Il faut aussi que l'acheteur des armes en Angola soi jugé
Par Pedro Caitano - NL
Je ne suis pas de Unita, mais MPLA acheté ses armes pour tué les bas- kongo,et pour vendre aussi au rdc.Aussi pour eliminé toute la famille de Jonas savimbi, comme vs le savez.Mais chaque chose á son temps, josé Ed, ne pas éternel en angola.32 ans au pouvoir pcq il a peur qu'il sera jugé un jour, même au ciel.
07/10/2008 08:28:15 Signaler un abus
LA VERITE SIMPLEMENT
Par NOSTRADAMUS - F
Mais si la vraie vérité ne sort pas du chapeau de la justice alors nous devrons nous poser des questions sur cette dernière. Car franchement s'ils sont "blanchis" Nostradamus n'y comprendra plus rien. Alors que le pauvre qui va à la pêche dans un étang communal où aucun panneau n'interdit de pêcher prend une amende, et les maigres poissons qu'ils va prendre sont "mauvais" à la consomation mais il doit nourrir sa famille. Histoire vraie.
07/10/2008 01:25:46 Signaler un abus
Quand le juge Courroye sera-t-il enfin entendu ???
Par why ? - Paris
Quand le juge Courroye sera-t-il enfin entendu ???
Ca commence à sentir le coup foireux cette affaire.
06/10/2008 21:35:49 Signaler un abus
Hypocrisie.
Par Elkhou -
ils vendent aux pauvres les armes pour les pousser à se tuer et viennent aprés pour imposer la paix et blablablablabla la démocratie.
06/10/2008 20:57:57 Signaler un abus
Ne nous prenez pas pour des cons
Par Darius - Côte d'Ivoire
Où sont ceux qui ont vendu des armes à l'UNITA ? Quand une situation ne vous arrange pas, vous criez au scandale. Mais lorsqu'elle arrange vos intérêts, vous créer et soutenez des rebellions, des coups d'Etat à ne point finir, des assassinats... Ce n'est pas nous les cons. Aidez l'Afrique en commençant par enlever vos base militaires Monsieur qui veut que l'Afrique se prenne en charge elle-même. Espionnage, chantage, contrat économique à la con... Bonne continuation.
06/10/2008 17:38:20 Signaler un abus
attali de l'angolagate à france24...(oui, oui c'st le même...)
Par un contribuable qui en a marre de payer pour attali - paris
Attali impliqué jusqu'au cou dans un traffic d'arme se retrouve chroniqueur france 24! quelle pub pour france24! comme si le contribuable français n'avait pas assez payé pour ce pseudo sherpa de la république bananiere mitteradienne. c'est une honte!! veuillez s'il vous plait communiquer son salaire avant que je ne l'apprenne par le canard enchainé!
06/10/2008 14:26:48 Signaler un abus
Angolagate
Par Vledet - Côte d'Ivoire/Abidjan
Angolagate,ça veut dire quoi?Encore une autre parodie de la justice française!Personne ne sera inquiété et en C;I;,il ya une expression qui exprime le fait qu'il n'y a pas de péril en la demeure.On dit ainsi que "ça ne va aller quelque part".Eh oui!Le Président Nicolas Sarkozy est donc allé chercher quoi en Angola selon vous?C'est assurement pour les mêmes intérets de la France.Et entre nous,qu'est-ce que vous appelez pots-de-vin pour des pays africains?Le Président François Mitterand n'était-il pas d'obédience socialiste comme Eduardo Dos Santos?Les armes ont été vendues et l'argent a déjà servi à la France.Tournons à présent la page;Ok?
06/10/2008 11:36:54 Signaler un abus
panier de crabes...!
Par Talbin - Yokohama
Bonjour,
Quelle belle image des politicards et des voraces de l’€. Un beau panier de crabes, qui ont tous un sacré paquet de casseroles au c…Mais le pire c’est que ces messieurs sont toujours des donneurs de leçons, ils n’ont même pas honte, tout va bien. On truande ! On vol ! On assassine par procuration ! Mais ne vous inquiétez pas bons gens, c’est normal ! Nous « la race supérieure » on peut tout ce permettre, nous sommes aux manettes ! Procès… ? Procès de façade pour que la république se donne « bonne conscience ». De toutes les façons, compte tenu du « beau linge » en question, on ne peut pas faire confiance à la justice...pour ce type de mises en inculpations. Tous les prévenus vont tous nous faire de belles pirouettes et ils seront bien évidement blanchis. On en sortira presque les kleenex. Car le fait, de taper dans la m…risque d’en éclabousser d’autres. Après ça, on s’étonne que de plus en plus les citoyens lambda manifestent du mépris pour les « ténors » de la politique ? Rien d’étonnant ! Au prochain épisode. Entre temps vous pouvez écoutez le sketch de Bigard « la politique », il est d’actualité !
Tchao
06/10/2008 04:30:19 Signaler un abus
Confessions of an Economic Hit Man - A lire!!!
Par Thiam - USA/Bloomington-Illinois
Chapeau à la France de Sarko! Il est temps de laisser l'Afrique se développer. Je vous invite à lire l'ouvrage "Confessions of an Economic Hit Man" de John Perkins.