Vendredi 05 décembre 2008

La junte reste indifférente aux menaces de l'UA

Lundi 06 octobre 2008

Malgré l'expiration, ce lundi, de l'ultimatum de l'Union africaine (UA), les putschistes qui dirigent le pays depuis deux mois ont rejeté l'idée d'un retour au pouvoir du président Sidi Ould Cheikh Abdallahi, renversé le 6 août dernier.

Lundi 06 octobre 2008

Les militaires à la tête de la Mauritanie depuis deux mois affichent leur indifférence face à l'ultimatum de l'Union africaine (UA), qui expire lundi à minuit, la junte excluant de rendre le pouvoir au président élu qu'elle dit avoir mis "hors d'état de nuire".

La radio et la télévision publiques n'évoquaient même pas lundi "l'exigence" de l'organisation continentale que le président Sidi Ould Cheikh Abdallahi, renversé le 6 août, soit rétabli dans ses fonctions "le 6 octobre au plus tard", sous peine de "sanctions".
  
Les journaux officiels faisaient aussi l'impasse sur les nombreuses petites manifestations des partisans du premier président démocratiquement élu du pays, réprimées dimanche jusqu'à la nuit par la police anti-émeute, un peu partout dans le centre de Nouakchott. 
  
La junte dirigée par le général Mohamed Ould Abdel Aziz n'a fait aucune déclaration officielle lundi.
  
Mais le président de la commission de l'Union africaine, Jean Ping, a annoncé sur Radio France internationale (RFI) qu'une délégation dépêchée par la junte était attendue lundi à Addis Abeba, pour des pourparlers avec l'UA.
  
Un porte-parole de parlementaires pro-putsch, Sidi Mohamed Ould Maham, interrogé par l'AFP, a minimisé lundi la portée de l'ultimatum, en estimant que "ce style" de pression "ne fait peur à personne" et "n'a jamais réglé aucun problème".
  
"Le gouvernement doit faire fi de toutes ces menaces de sanctions et s'adonner à une diplomatie active pour s'expliquer et défendre sa juste cause", a insisté ce député, membre de la grande majorité des parlementaires qui soutiennent les putschistes.
  
Pour le journal indépendant Biladi, "certains apprentis de la politique" soutenant la junte poussent "celle-ci à ignorer la position de la communauté internationale".
  
Ces "illuminés de la dernière heure (...) appellent à narguer l'extérieur et à se couper de lui, exactement comme l'avait fait le leader irakien +bien aimé+ Saddam Hussein", a déploré son éditorial.
  
La junte doit plutôt "nous faire éviter la foudre des plus forts que nous" (les grandes puissances), a conclu Biladi.
  
Dimanche matin, une source proche de la junte interrogée par l'AFP avait jugé l'ultimatum "chimérique et sans effet".
  
"Ce n'est pas la communauté internationale qui pourra installer ou enlever un président", avait-elle assuré, en développant l'idée que la Mauritanie n'a aucune leçon à recevoir de "pays africains dirigés par des despotes".
  
"De toute façon, il (le président élu en mars 2007, ndlr) ne reviendra pas au pouvoir", avait conclu cette source "officielle", "révoltée" de la "sacralisation de quelqu'un qui n'est pas du tout sacré" et que l'armée a mis "hors d'état de nuire".
  
En cas d'échec des pourparlers avec l'UA, les sanctions envisagées pourraient prendre la forme d'interdictions individuelles de voyager ou de gel des avoirs financiers à l'étranger des putschistes et de leurs soutiens.           Mais, selon des diplomates africains, l'organisation prendra tout son temps et espère beaucoup des discussions prévues entre la Mauritanie et l'UE à Bruxelles, à partir de la mi-octobre.
  
Une source diplomatique européenne à Nouakchott a souligné lundi que "des sanctions étaient envisagées", mais qu'"aucune liste noire n'avait été publiée". Un visa a cependant déjà été refusé à une parlementaire mauritanienne qui souhaitait se rendre à Paris au sein d'une délégation dimanche soir.


 

  • 09/10/2008 06:20:40 Signaler un abus

    La crise Mauritanieene

    La proposition de l`Union Africaine la trahit. Voilà un club de chefs d`Etats qui n`a rien fait lors des putschs constitutionnels au Kenya et au Zimbabwé , demande aujourdhui aux militaires mauritaniens de remettre le pouvoir à qui de droit. Si c`etait un chef d`Etat qui etait l`auteur de ce putsch ,l`Union Africaine allait se fonder sur les déclarations vieillos genre ( L`Union appelle les deux partis au Dialogue).Le peuple africain en a assez vu de cette Union carricaturale. C`est pas la peine de d`attiser la tension de ces militaires. La sagesse aurait voulu qu`on les exorte à aller vite à des nouvelles élections mais pas à remettre le pouvoir à l`ancien. Si on s`en tient aux exigences de l`union africaine ,on va surement vers le chaos etant donné que ces militaires mauritaniens n`accepteraient l`humiliation.

  • 07/10/2008 23:24:21 Signaler un abus

    la manifestation des syndicalistes

    c'est une honte de se dire mauritanien avec une junta militaire au pouvoir et qui reprime la population qui ne partage pas sa position.Cette manifestation a été reprimé par la garde nationale et la police, heureusement la population commence a riposter ...
    L'UA africaine ne doit pas donner un mauvais précedent en annulant ces sanctions contre ce pouvoir usurpateur, qui est entreint de passer une commande TASER pour reprimer encore plus la population qu'elle n'arrive pas à convaincre, on a gouter a la démocratie on ne va pas y renoncer.
    www.taqadoumy.com

  • 06/10/2008 19:27:57 Signaler un abus

    LES CRIMINELS D AFRIQUE

    Y A T IL UN PRESIDENT EN AFRIQUE ET DANS LE MONDE ARABE ELU PAR LE PEUPLE POURQUOI LES PAYS DEVELOPPES SOUTIENNT CES ASSOIFES DE POUVOIR

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