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Les marchés asiatiques à nouveau dans le rouge

Dernière modification : 07/10/2008

Les Bourses asiatiques ont à nouveau ouvert en forte baisse ce mardi, avant de se ressaisir. L'indice Nikkei à Tokyo est même passé pour la première fois en près de cinq ans sous la barre des 10 000 points en début de séance.

Retrouvez notre dossier spécial : le capitalisme mondial sur la sellette.

Les marchés d'Asie vivaient des moments d'effroi mardi, Tokyo subissant un plongeon spectaculaire avant de se ressaisir, les autres places de la région étant également malmenées sur fond de crise financière et de dépréciation galopante du dollar face au yen.

Au lendemain d'une dégringolade généralisée des Bourses mondiales, et alors que les gouvernements européens tentaient de rassurer les petits épargnants, les places financières d'Asie ont démarré la journée sur un vent de panique, même si la modération est peu à peu revenue dans les salles de marché.

L'indice Nikkei de la Bourse de Tokyo a ainsi plongé sous la barre des 10.000 points pour la première fois en plus de cinq ans après une chute de 5,32% en début de matinée, avant de limiter les pertes à -3,10% à 02H00 GMT.

Selon les opérateurs, c'est principalement la chute du dollar face au yen qui inquiète les investisseurs, car ce phénomène pénalise fortement les exportateurs japonais déjà affectés par le recul de la demande aux Etats-Unis.

Le billet vert se rapproche ces derniers jours de la barre psychologique des 100 yens. Il a atteint lundi soir à New York les 100,24 yens, son plus bas niveau en sept mois, et évoluait aux environs de 101,83 yens à 02H00 GMT. Les déboires économiques aux Etats-Unis ont fait de la monnaie japonaise une valeur refuge.

La propagation de la crise financière en Europe amplifie en outre la chute de l'euro, qui a touché lundi un nouveau plus bas face au billet vert depuis plus de quatorze mois, à 1,3441 dollar.

La séance boursière était maussade partout en Asie. Peu avant 02H00 GMT, Séoul reculait de 0,65%, Sydney de 1,71%, Manille de 2,67% et Taipei de 0,85%.

Shanghai plongeait de 4,25%. Singapour était pratiquement stable, et la Bourse de Hong Kong était fermée en raison d'un jour férié.

"Les marchés sont en proie à la panique. Ils craignent que la crise du crédit ne se propage et ne s'aggrave", ont commenté les économistes de Saint George Bank en Australie, cités par Dow Jones Newswires.

Lundi, toutes les Bourses mondiales ont connu une journée noire. Après avoir perdu plus de 7% en séance, le Dow Jones a reculé de 3,58% à New York en clôture, tombant à son plus bas niveau depuis quatre ans.

Paris a dévissé de 9,04%, le plus fort recul en une séance depuis la création de l'indice CAC-40 en 1988. Londres a chuté de 7,85%, Francfort de 7,07%, Milan de 8,24% et Amsterdam de 9,14%. Moscou a dégringolé de 19,1%, une chute record.

Face au risque de panique chez les petits épargnants, les pays européens envisagent de porter de 20.000 à jusqu'à 100.000 euros le seuil minimum de garantie bancaire par personne dans le cas d'une faillite.

Deux sources européennes ont confirmé à l'AFP qu'un projet en ce sens "était sur la table des discussions" des ministres européens des Finances à Luxembourg, qui ont commencé à se réunir lundi au niveau de la seule zone euro, et poursuivront les discussions mardi au niveau de l'ensemble de l'UE.

Actuellement, la législation européenne oblige les pays de l'UE à garantir les dépôts pour un minimum de 20.000 euros par client. Même si de nombreux pays offrent déjà des montants plus importants, comme la France qui garantit jusqu'à concurrence de 70.000 euros. Plusieurs gouvernements européens, notamment l'Irlande, l'Allemagne, le Portugal, l'Espagne et l'Islande, ont par ailleurs annoncé des initiatives unilatérales ces derniers jours.

La mesure la plus spectaculaire est venue d'Allemagne, où la chancelière Angela Merkel a annoncé dimanche la couverture par l'Etat de toute l'épargne des ménages, soit plus de 1.600 milliards d'euros. En Islande, le Premier ministre a annoncé que l'Etat était prêt à prendre le contrôle de toutes les banques du pays pour faire face à la crise financière.

A Luxembourg, le ministre italien de l'Economie, Giulio Tremonti, comptait proposer à ses homologues la création "d'un fonds commun égal à 3% du PIB", a annoncé le Premier ministre Silvio Berlusconi. L'idée était toutefois peu susceptible de plaire à l'Allemagne et à la France.

Aux Etats-Unis, la première banque du pays, Bank of America, a annoncé lundi qu'elle allait procéder à une augmentation de capital et réduire son dividende pour consolider ses fonds propres, après avoir publié, par anticipation, des résultats en forte baisse pour le troisième trimestre.

"Ce sont les temps les plus difficiles pour les institutions financières qu'il m'ai été donné de vivre dans mes 39 années de banquier", a commenté le PDG Kenneth Lewis.

Première publication : 07/10/2008

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