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Les Vingt-Sept envisagent de mieux protéger l'épargne

Dernière modification : 07/10/2008

Les argentiers européens sont à Luxembourg pour essayer d'harmoniser leurs réponses à la crise financière. Au cœur des discussions : la protection des épargnants. Les dépôts pourraient être garantis à hauteur de 100 000 euros.

L'Union européenne étudie mardi la possibilité d'harmoniser les garanties de dépôts bancaires sur son territoire en relevant le seuil couvert à 100.000 euros par épargnant, selon une source européenne.

Réunis à Luxembourg, les ministres des Finances des Vingt-sept souhaitent envoyer un message fort à leurs opinions publiques quant à leur volonté de s'attaquer de front à la crise financière et de protéger les banques du Vieux continent ainsi que les dépôts des épargnants.

Le ministre des Finances néerlandais, Wouter Bos, a confirmé que cette proposition était sur la table.
 
Prié de dire si le niveau de 100.000 euros était le bon pour une harmonisation au niveau européen, il a déclaré : "Peut-être, nous allons voir. C'est ce dont nous allons discuter".

A l'heure actuelle la garantie minimum prévue au sein de l'Union européenne est de 20.000 euros mais certains pays couvrent déjà un montant supérieur.

C'est le cas, de longue date, de la France, où le montant garanti est de 70.000 euros par déposant et par banque alors qu'il s'établit à 103.000 euros en Italie.

D'autres pays, comme l'Allemagne, la Suède ou la Grande-Bretagne ont relevé au cours des derniers jours leurs seuils nationaux.

Berlin a ainsi mis en place un fonds de 500 milliards d'euros destiné à couvrir l'épargne de ses déposants au-delà du
million d'euros par titulaire de compte.

La Suède a quant à elle multiplié par deux sa garantie pour la passer à 70.000 euros et Londres, en réponse notamment à la mesure irlandaise de garantir de manière illimitée les dépôts des banques nationales, a relevé à 50.000 livres (64.000 euros) son seuil de couverture.

Le 20 septembre, l'Irlande a multiplié par cinq sa garantie de dépôts pour la passer de 20.000 à 100.000 euros, avant que
l'assemblée irlandaise adopte dix jours plus tard un plan de garantie illimitée, qu'il s'agisse de dépôts privés, commerciaux ou interbancaires, pour un montant de 400 milliards d'euros.

Cette mesure, décidée sans les autres capitales européennes aient été consultées, a été critiquée par les Vingt-sept, qui
ont demandé à la Commission européenne d'étudier d'éventuelles distorsions de concurrence.

L'UE s'est jusqu'à présent refusée à des mesures communes, préférant intervenir pour soutenir les banques nationales au cas par cas et uniquement lorsque le besoin s'en faisait sentir.

"Il y a un double consensus pour soutenir les banques et pour revoir les règles vers plus de flexibilité en matière d'aides d'Etat, de concurrene ou de comptabilité", dit-on de source européenne.

Sur ce point, le président de la Banque centrale européenne, Jean-Claude Trichet, a estimé lundi soir en marge de la réunion de l'Eurogroupe, que la réponse de l'Union européenne à la crise n'avait rien à envier à celle formulée par les Etats-Unis.

Le président de l'Eurogroupe, Jean-Claude Juncker, a quant à lui réaffirmé que le bloc communautaire prendrait toutes les mesures nécessaires à la stabilité des marchés financiers et au soutien des banques, précisant qu'un consensus existait désormais entre les Vingt-Sept sur ces mesures.

Première publication : 07/10/2008

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