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Wall Street repasse dans le rouge

Dernière modification : 07/10/2008

Fragilisée par l'effondrement de la Bank of America dont le titre a chuté de 15,24%, la Bourse de New York est repassée dans le rouge avec une perte de 5,11% pour le Dow Jones et de 5,80% pour le Nasdaq.

Retrouvez notre dossier spécial : "Le capitalisme mondial sur la sellette"
  
   
La Bourse de New York a continué sa chute mardi, terminant en baisse pour la cinquième séance consécutive, sans trouver le moindre réconfort dans les multiples initiatives de la Réserve fédérale américaine (Fed): le Dow Jones a lâché 5,11% et le Nasdaq 5,80%.
   
Selon des chiffres définitifs de clôture, le Dow Jones Industrial Average (DJIA) a reculé de 508,39 points, à 9.447,11 points, soit son plus bas niveau depuis octobre 2003. En deux jours, l'indice vedette a ainsi chuté de 8,5%.
   
Le Nasdaq, à dominante technologique, a perdu 108,08 points, à 1.754,88 points.  L'indice élargi Standard & Poor's 500 est passé sous la barre des 1.000 points, également un niveau inédit depuis cinq ans, cédant 5,74% (60,66 points), à 996,23 points.
   
"Ca n'a plus de sens", a reconnu Art Hogan, stratège de Jefferies.
   
Après avoir ouvert sur une hausse fragile, le marché a pourtant bien réagi dans un premier temps à l'annonce de mesures de soutien de la banque centrale au marché des billets de trésorerie, ces instruments financiers qui permettent aux entreprises de faire face à leurs besoins imprévus de liquidités.
   
Mais les sombres commentaires du président de la Fed Ben Bernanke sur la situation de l'économie américaine ont contribué à déprimer les investisseurs, alors même qu'il semblait leur annoncer une prochaine baisse des taux.
   
"Les craintes sur la crise du crédit et les inquiétude sur la santé de l'économie ont été exacerbées par les commentaires de Ben Bernanke", ont souligné les analystes de Charles Schwab.
   
"Les valeurs financières ont particulièrement baissé, les banques ont toujours du mal à se financer", a expliqué Art Hogan, ajoutant que les rumeurs se sont multipliées sur des accords intervenus antérieurement, comme celui entre Morgan Stanley et le japonais Mitsubishi UFJ.
   
La banque a subi les assauts des vendeurs alors qu'une rumeur circulait sur le fait que l'accord ne se ferait pas finalement. Les deux établissements ont eu beau démentir, le titre Morgan Stanley a perdu un quart de sa valeur.
   
"On est dans une humeur très particulière qui consiste à vendre les titres et à poser des questions ensuite", a conclu M. Hogan.

Première publication : 07/10/2008

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