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La Bourse de Tokyo repart à la hausse

Dernière modification : 09/10/2008

La place tokyoïte est repartie à la hausse à la mi-séance, alors que les Bourses mondiales avaient de nouveau plongé mercredi. La Banque du Japon a annoncé, jeudi, l'injection d'un total de 30 milliards d'euros sur le marché bancaire.

Lire également notre dossier : "Le capitalisme mondial sur la sellette"

 

Un calme précaire régnait jeudi sur les marchés d'Asie-Pacifique, les investisseurs restant sur les nerfs malgré la baisse surprise des taux directeurs des grandes banques centrales mondiales.

Au lendemain d'un plongeon historique de 9,38%, le plus grave en 21 ans, la Bourse de Tokyo repartait prudemment à la hausse à la mi-séance de jeudi. L'indice Nikkei gagnait 1,25% au terme d'une matinée en dents de scie.

C'est la première fois depuis le 2 octobre que l'indice tokyoïte sort du rouge en cours de séance, mais les intervenants se gardaient de tout soulagement.

"Les marchés restent sceptiques quant à la coordination internationale pour faire face aux problèmes dans le système financier", ont écrit les économistes de Barclays Capital dans une note à leurs clients, en prédisant que les Bourses mondiales resteront instables au cours des prochains jours.

Vers 02H25 GMT, la Bourse de Hong Kong gagnait 2,28%, Singapour 2,37%, Séoul 1,76%, Taipei 0,64% et Manille 0,04%, les chasseurs de bonnes affaires profitant de la dégringolade de la veille pour se remplir les poches d'actions bon marché. Mais Sydney perdait 1,10%, Shanghai 0,62% et la Bourse de Nouvelle-Zélande 0,73%.

"Tous les marchés montent et descendent. Mais c'est trop demander que de croire que la crise financière se calmera d'ici quelques mois", a prophétisé Daisuke Uno, stratège chez Sumitomo Mitsui Banking Corporation.

Dans un geste sans précédent depuis les attentats du 11 septembre 2001, six banques centrales -- la BCE, la Réserve fédérale américaine (Fed) et leurs homologues suédoise, britannique, canadienne et suisse -- ont annoncé une baisse d'un demi-point de leurs taux directeurs. Au même moment la Chine a elle aussi annoncé une baisse du loyer de l'argent. La Banque du Japon est restée à l'écart, arguant de la faiblesse de son taux d'intérêt (0,50%).

Malgré cette thérapie de choc, Wall Street a terminé mercredi en baisse, le Dow Jones concluant une séance riche en rebondissements par une perte de 2,21%. Les chutes ont été encore plus lourdes sur les marchés européens, Londres plongeant de 5,18%, Francfort de 5,88% et Paris de 6,39%

"Reprenez vos esprits", a imploré le président de la Banque centrale européenne (BCE), Jean-Claude Trichet, en direction des marchés financiers. "Le pessimisme excessif est très mauvais conseiller".

La dégringolade des marchés a été accentuée par les sombres perspectives du Fonds monétaire international (FMI) pour l'économie mondiale, annonçant un coup d'arrêt brutal à la croissance, qui n'atteindrait que 0,1% aux Etats-Unis et 0,2% dans la zone euro l'an prochain.

Les analystes jugent que la baisse de taux décidée par la Réserve fédérale est insuffisante pour sortir les Etats-Unis de la crise. Le secrétaire au Trésor américain Henry Paulson a d'ailleurs prévenu que d'autres faillites d'institutions financières étaient à prévoir aux Etats-Unis malgré le plan de sauvetage des banques de 700 milliards de dollars.

"Même avec les nouveaux outils du Trésor, certaines institutions financières vont faire faillite", a reconnu M. Paulson.

Comme pour lui donner raison, la Fed a annoncé qu'elle allait fournir à l'assureur AIG, qui avait été nationalisé à la mi-septembre, 37,8 milliards de dollars de liquidités supplémentaires, après que ce dernier eût consommé une grande partie du prêt de 85 milliards fourni par la Fed.

Les gouvernements restaient mobilisés pour renforcer le système bancaire et éviter un assèchement complet du crédit.

Le gouvernement britannique a annoncé un plan de sauvetage des banques qui pourra passer par leur nationalisation partielle à hauteur de 50 milliards de livres (65 milliards d'euros). Le Premier ministre Gordon Brown a invité les autres pays de l'Union européenne (UE) à adopter un "plan européen de financement" du système bancaire, un projet déjà évoqué par l'Italie et les Pays-Bas, mais rejeté par l'Allemagne.

Le chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi a annoncé que le Trésor entrerait dans le capital des banques en cas de besoin, mais avec des actions sans droits de vote, excluant ainsi une nationalisation.

La France mettra en place une structure juridique permettant à l'Etat d'intervenir financièrement en faveur des banques françaises.

Une réforme de la régulation du système financier, proposée par Londres, devrait figurer au menu de la réunion vendredi à Washington des ministres des Finances et banquiers centraux des pays du G7 (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Italie, Japon et Royaume-Uni).

Première publication : 09/10/2008

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