Dernière modification : 18/11/2008 

- Dominique Strauss-Kahn - FMI - Union européenne


Strauss-Kahn condamne toute "action solitaire" dans l'UE
Le directeur général du Fonds monétaire international, Dominique Strauss-Kahn, appelle les "pays européens à travailler ensemble", et récuse l'idée de "solution nationale" à la crise. Il condamne fermement "toute action solitaire".
Par AFP (texte)

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Le directeur général du Fonds monétaire international (FMI) Dominique Strauss-Kahn a affirmé jeudi que toute action non coordonnée au sein de l'Union européenne contre la crise financière devait "être évitée, voire condamnée".

"La coopération et la coordination sont le prix du succès. Toutes les formes de coopération doivent être recommandées. Tout action solitaire doit être évitée, voire condamnée", a-t-il estimé lors d'une conférence de presse avant l'ouverture de l'assemblée générale du FMI.

"J'appelle les pays européens à travailler ensemble. Il n'y pas de solution nationale dans une crise comme celle-ci", a-t-il insisté.

"Je sais, ayant servi moi-même comme ministre des Finances dans mon pays, combien il est difficile au sein de l'Union européenne d'atteindre un consensus et de prendre des décisions. Je ne sous-estime pas les problèmes", a souligné M. Strauss-Kahn.

L'ancien ministre français de l'économie et des Finances (de 1997 à 1999) n'a pas cité de mesure particulière ni de pays, mais a estimé que la coordination ne signifiait pas nécessairement de "prendre les mêmes mesures dans tous les pays".

"Vous pouvez coopérer et décider de ce que vous allez faire, discuter avec vos partenaires et les différents membres de la communauté financière et ensuite agir différemment parce que les situations sont différentes", a-t-il expliqué, interrogé sur ce qu'il entendait par coordination.

Selon le dirigeant de l'institution multilatérale, "ce qu'il faut éviter, c'est une décision prise par un pays sans tenir les autres pays au courant de ce qu'il va faire ou prendre en compte les répercussions depuis un pays sur un autre".

Pour M. Strauss-Kahn, il faut aussi "tirer de manière coordonnée les leçons de ce qui se passe: quels types de politique devraient être développées, quel genre d'institutions nous devrions reconstruire".

"Pour ce type de coopération, mon opinion est qu'elle ne peut pas être menée, même si elle est lancée par un groupe de pays, qui sont les économies les plus avancées ou les plus grandes du monde --le G7 ou le G8-- sans être portées par tous les pays", a poursuivi M. Strauss-Kahn.

"Le sentiment de tous nos Etats-membres est important si nous voulons la réalisation d'un nouveau cadre pour le secteur financier à travers le monde entier", a-t-il dit.

Commentaires (3)

La crise

combien de litres d'eau pure et sterélisée faut-il pour refaire vivre un étang totalement pourri et nauséabond ?

Actions concertées, oui, mais avec "TOUS LES PAYS"

Juste pour signaler qu'en dehors des pays européens, les autres pays du monde, particulièrement les pays émergents ont leur mot à dire dans la recherche de la solution à cette crise dont la diffusion, rapide dans les pays à marchés financiers developpés, et lente mais pernicieuse dans les autres pays, aurait des effets recessifs partout dans le monde.

CRISE

Strauss-Kahn a raison, je le pensais depuis le début, il faut dire à Mme Angela.Merchel l' 'allemande' qu' elle n' est pas "Dieu" et surtout que l' Europe ne se gouverne pas avec 2 pays( France-Allemagne), mais 27 en tout !.

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