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Le prix Nobel de la paix décerné au Finlandais Martti Ahtisaari

Dernière modification : 11/10/2008

Le comité Nobel a souhaité récompenser l'ancien chef de l'État finlandais Martti Ahtisaari pour ses médiations menées, pendant plus de 30 ans, dans de nombreux conflits, notamment au Kosovo et en Indonésie.

Le prix Nobel de la paix a été attribué vendredi à l'ancien président finlandais Martti Ahtisaari pour ses nombreuses médiations de paix à travers le monde depuis 30 ans, malgré un échec notable au Kosovo.
   
"Ces efforts ont contribué à un monde plus pacifique et à la +fraternité entre les nations+ dans l'esprit d'Alfred Nobel", a déclaré à Oslo le président du comité Nobel norvégien, Ole Danbolt Mjoes.
   
Agé de 71 ans, Martti Ahtisaari a sillonné la planète au service de la paix, notamment à la tête de la Crisis Management Initiative (CMI, Initiative de gestion des crises), l'ONG qu'il a fondée en 2000.
   
En 2005, il a présidé à l'accord de paix entre le gouvernement indonésien et les ex-rebelles indépendantistes du Mouvement Aceh libre (GAM), mettant fin à un conflit qui a fait environ 15.000 morts depuis 1976.
   
Aux termes de l'accord, le GAM a déposé les armes et le pouvoir central a retiré une grosse partie des forces armées déployées dans la province.
   
Un épilogue heureux qui reste comme sa plus grande réussite et qui tranche avec une actualité dominée par les violences, du Proche-Orient au Caucase en passant par l'Irak, l'Afghanistan, le Sri Lanka ou la Birmanie.
   
"Je suis surpris que les Norvégiens puissent prendre une telle décision. J'ai 12,5% de sang norvégien et ça devrait me disqualifier" pour le Nobel, a réagi le diplomate finlandais --qui a un arrière grand-père norvégien-- vendredi sur la radio NRK.
   
Considéré comme un sérieux prétendant au prix de la paix depuis plusieurs années, M. Ahtisaari reçoit la prestigieuse récompense alors qu'il reste sur un échec.
   
Dans ses fonctions d'envoyé spécial de l'ONU entre novembre 2005 et mars 2007, le Finlandais n'a en effet pas réussi à résoudre le casse-tête kosovar.
   
Peuplé par une forte majorité albanaise, le Kosovo a unilatéralement proclamé son indépendance de la Serbie le 17 février dernier.
   
Près de 50 pays, dont les Etats-Unis et la plupart des membres de l'UE, ont reconnu le nouvel Etat, mais pas la Serbie ni la Russie, qui a invoqué le précédent kosovar pour justifier sa reconnaissance de l'Ossétie du Sud et de l'Abkhazie, au grand dam cette fois-ci de l'Occident.
   
"Il n'abandonne jamais. Il essaie toujours de trouver une solution. Le monde a besoin de plus d'hommes de sa trempe", a précisé M. Mjoes lors d'une conférence de presse.
   
Au-delà de l'accord d'Aceh, M. Ahtisaari, instituteur de formation et président de Finlande de 1994 à 2000, se voit récompenser pour une carrière diplomatique bien remplie.
   
En 1990, il oeuvre à l'accession pacifique de la Namibie à l'indépendance, sa médiation "la plus importante", a-t-il estimé vendredi, "car elle a pris énormément de temps".
   
En 1999, il joue les intermédiaires pour mettre fin aux bombardements de l'Otan contre la Yougoslavie de Slobodan Milosevic.
   
En 2000, il supervise aussi le désarmement de l'Armée républicaine irlandaise (IRA) en Irlande du Nord et, l'an dernier, il organise des pourparlers entre Irakiens sunnites et chiites pour jeter des ponts entre les deux communautés.
   
Premier à réagir, le chef du gouvernement norvégien Jens Stoltenberg s'est félicité de ce choix: "Il a donné espoir à de nombreuses personnes à travers le monde", a-t-il dit.
   
Cette année, 197 personnalités et organisations étaient en lice pour le Nobel de la paix.
   
Le prix Nobel, qui consiste en une médaille, un diplôme et un chèque de 10 millions de couronnes suédoises (environ 1 million d'euros), sera remis à Oslo le 10 décembre, date-anniversaire de la mort de son fondateur, l'industriel et philanthrope suédois Alfred Nobel.
 

Première publication : 10/10/2008

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