- Inflation - Zimbabwe
Nguni est directeur de marketing à Harare, la capitale zimbabwéenne, et gagne 2 millions de dollars zimbabwéens par mois. Un salaire jadis correct qui représente aujourd'hui moins de 2 euros par mois au taux bancaire officiel. S'il survit, c'est parce que sa société a récemment décidé de le payer en nature. Pour compenser une monnaie qui s'effondre, il reçoit tous les 15 jours de l'huile, du savon et de la farine de maïs.
A Harare, les prix doublent tous les deux jours. Dorénavant, Nguni aurait besoin de douze mois de salaire pour acheter un paquet de thé.
Sa femme s’est exilée en Afrique du Sud d’où elle lui envoie les produits dont il a besoin pour faire vivre sa famille. Cette séparation forcée lui permet aussi d’avoir des devises car les magasins traitent de plus en plus en devises étrangères pour enrayer une inflation à dix chiffres. Comme tous les Zimbabwéens, Nguni est un spectateur impuissant d’un pays qui glisse vers une économie de troc.
Regardez le reportage de nos correspondants au Zimbabwe

























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