13 Octobre 2008 - 04H05
- Irak - Trafic d'armes

Pour Maliki, les soldats britanniques devraient quitter l'Irak
La présence des troupes britanniques n'est plus nécessaire pour assurer le maintien de la sécurité de l'Irak, a estimé le Premier ministre irakien Nouri al-Maliki dans une interview. Mais il n'exclut pas des besoins en terme d'entraînement.

La présence des troupes britanniques n'est plus nécessaire pour assurer la sécurité de l'Irak et ses soldats devraient rentrer au pays, a estimé le Premier ministre irakien Nouri al-Maliki dans une interview publiée lundi dans le quotidien britannique Times.

"Nous les remercions pour le rôle qu'elles (les troupes britanniques) ont joué, mais je pense que leur présence en Irak n'est pas nécessaire pour maintenir la sécurité et pour le contrôle" du pays, a déclaré le Premier ministre irakien.

"Nous pouvons avoir besoin de leur expérience dans le domaine de l'entraînement ou dans certains domaines technologiques, mais en tant que force combattante, je ne crois pas que ce soit nécessaire".

M. Maliki a également critiqué la décision britannique de retirer en décembre dernier ses troupes de la ville de Bassorah (sud) - après avoir passé le relais aux troupes irakiennes - et d'installer ses soldats dans une base à l'aéroport, situé hors de la ville, jugeant ce retrait "très" prématuré.

Il a également critiqué l'accord passé entre les Britanniques et la principale milice chiite d'Irak, l'Armée du Mehdi du chef radical Moqtada Sadr, afin qu'elle cesse ses attaques de mortiers et de roquettes.

Nouri al-Maliki avait ordonné à l'armée irakienne de donner l'assaut le 25 mars sur Bassorah, passée sous le contrôle des milices chiites, finalement chassées, à l'issue de deux semaines d'intenses combats, de la deuxième ville du pays par l'armée irakienne, soutenue par des unités américaines et britanniques.

Le Premier ministre a toutefois reconnu que les forces de la coalition "avaient fourni de l'aide et que cela avait été important" et souligné que les relations irako-britanniques étaient "bonnes".
 

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