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"L'équipe de France est toujours sous pression", selon Domenech

Dernière modification : 14/10/2008

Avant le match amical contre la Tunisie mardi soir au Stade de France, Raymond Domenech affirme que la dynamique actuelle de l'équipe de France "n'est pas une utopie". Entretien avec l'entraîneur des Bleus.

Raymond Domenech a expliqué que le match amical France-Tunisie mardi au Stade de France aurait pour but de "confirmer" le bon nul en Roumanie samedi (2-2) et de montrer que la dynamique actuelle "n'est pas une utopie, que ça peut continuer."
  
  
Q: Il y a moins de pression sur vous après la Roumanie...

  
R: "L'équipe de France est toujours sous pression. La qualification pour la Coupe du monde, c'est ce qui importe. Et on n'est pas encore qualifié."
  
  
Q: Mais il y a eu des preuves d'amour de vos joueurs...

  
R: "Le seul discours que j'entends, c'est le terrain. Quand il se passe ça [le bon nul en Roumanie, ndlr] sur le terrain, c'est que les joueurs sont conscients de l'objectif, qui est de se qualifier pour la Coupe du monde. C'est la seule vérité. Ils doivent le montrer sur le terrain."
  
  
Q: Mais ils disent qu'ils ont joué pour vous...
  
R: "Je ne peux pas dire que je m'en fous, ce n'est pas vrai. Mais l'objectif premier, c'est de se qualifier. Après, j'en suis heureux. Mais ça leur donne plus de responsabilités sur le terrain."
  
  
Q: Etes-vous prêt à revivre sous pression avant les matches contre la Lituanie en mars et avril?

  
R: "Mon souci, ce n'est pas ça. Je ne me pose pas ces questions. Mon objectif, c'est préparer les matches, c'est le seul travail, ma seule préoccupation. Même si je suis forcément touché, car cela touche l'équipe de France."
  
  
Q: Quelle est l'utilité de ce France-Tunisie en amical?

  
R: "Il y a une utilité : il faut confirmer, stabiliser. Des gens vont venir au stade sur un à priori positif, il faut leur montrer que ce n'est pas une utopie, que ça peut continuer. J'attends une confirmation de ce qu'on a fait dans les deux derniers matches, que ce soit dans l'envie, dans le jeu."
  
  
Q: Une confirmation, sauf en défense, avec six buts encaissés en trois matches...
  

R: "C'est un équilibre à trouver. En ce moment, on a moins de monde qui peut participer au fonctionnement défensif. Avant, en équipe de France, on avait une grande défense, solide derrière, et on avait peu d'occasions. Maintenant, on sait qu'on peut en prendre, mais qu'on peut en marquer un de plus que l'adversaire. Je préfère à la limite cette option pour le public qui vient, c'est le football. Barcelone, ils jouent comme ça, et je suis heureux de voir jouer Barcelone."
  
  
Q: Mais, à Barcelone, ils ont cette culture offensive depuis longtemps...

  
R: "C'est une question de culture, mais aussi de joueurs à disposition dans le moment, quand il y a un 'plus' dans le secteur offensif. On ne peut pas dire, parce qu'historiquement la France a joué défensivement avant, que nous n'avons pas le droit d'évoluer."
  
  
Q: La défense n'est pas en chantier alors?

  
R: "L'équipe est en construction. Il n'y a pas de compartiment. Il faut retoucher, façonner, remodeler, ça dépend des uns et des autres, des blessures. On ne sait jamais à l'avance ceux qu'on va avoir. On a trois amicaux (Tunisie, Uruguay, Argentine) pour régler les problèmes avant la Lituanie, pour asseoir l'équilibre de l'équipe."
  
  
Q: Y-a-t-il un risque de relâchement contre la Tunisie?

  
R: "Je ne suis pas persuadé que les joueurs soient en situation de décompression. Il va y avoir du monde au stade. On a une équipe qui se met en place, il y a des places à gagner. Les joueurs font un match international, ils en sont tous conscients."
  
  
Q: Ce match peut avoir une incidence sur le conseil fédéral qui décidera de votre sort mercredi?

  
R: "Je le répète, ce n'est pas mon problème."

Première publication : 14/10/2008

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