14 Octobre 2008 - 18H47

Saakachvili pessimiste sur les négociations avec Moscou
Alors que les discussions sur l'Abkhazie et l'Ossétie du Sud s'ouvrent mercredi à Genève, le président géorgien estime qu'il est impossible de traiter avec la Russie tant qu'elle ne se sera pas retirée des deux provinces séparatistes.

Le président géorgien Mikheïl Saakachvili a traité mardi à Bruxelles les autorités d'Abkhazie et d'Ossétie du Sud de "nettoyeurs ethniques", laissant planer un doute sur les chances de succès des discussions qui s'ouvrent mercredi à Genève.
   
"Nous ne pensons pas que ces gens-là soient des hommes politiques, pour nous ce sont des nettoyeurs ethniques et des criminels", a-t-il déclaré à l'occasion d'un point de presse avec le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso.
   
A la veille du début des discussions sur l'Abkhazie et l'Ossétie du Sud à Genève, le président géorgien a estimé quasi-impossible pour Moscou et Tbilissi de négocier tant que Moscou maintiendrait des troupes dans les régions séparatistes géorgiennes.
   
"La Russie doit d'abord sortir de là, elle n'a pas le droit d'être là avec des chars et des troupes", a-t-il jugé. "Nous ne demandons qu'à coopérer avec toute communauté, tout représentant, mais pas dans ce genre de situation".
   
Il a accusé la Russie de mettre en place "des bases illégales, des points de contrôle illégaux, ils se moquent du droit international et de la justice internationale".
   
Selon un haut diplomate européen proche des discussions de Genève, des représentants abkhazes et sud-ossètes doivent participer aux discussions au niveau des deux groupes de travail qui doivent être créés, mais pas au niveau des séances plénières.
   
La Géorgie, la Russie et les Etats-Unis doivent participer à ces discussions, qui seront coprésidées par l'UE, l'ONU et l'Organisation pour la coopération et la sécurité en Europe (OSCE).
   
La Russie a retiré la semaine dernière ses troupes des zones-"tampons" adjacentes aux deux régions séparatistes, comme elle s'y était engagée le 8 septembre avec le président en exercice de l'UE, le Français Nicolas Sarkozy.
   
Mais elle a prévenu qu'elle maintiendrait quelque 7.600 hommes en Abkhazie et Ossétie du Sud, dont elle a reconnu l'indépendance après un conflit éclair avec la Géorgie qui avait tenté de reprendre le contrôle des territoires séparatistes début août.

Commentaires

Pesimist

De quand un agreseur qui a perdu la guerre et la credibilite a droit de negocier avec le venqueur ? L'europe devrais envoier a la poubele de l'istoire Saaka et edais le peuple georgiene pour sa reabilitation devant l'opinion
mondiale.

Réagir à cet article


Fermer