Le président bolivien Evo Morales a lancé lundi une "marche historique" de plusieurs jours à travers les Andes pour défendre le projet de nouvelle Constitution, défendu par son gouvernement socialiste.
Des centaines de partisans du premier chef d'Etat d'origine indigène de Bolivie ont débuté, en sa présence, dans le village andin de Caracollo ce marathon de 200 km prévu jusqu'à la capitale de La Paz, pour réclamer au Congrès la convocation d'un référendum constitutionnel, rejeté par l'opposition.
"Ce sera une marche pacifique, historique, pour l'unité nationale", a dit M. Morales, lors d'une cérémonie devant des milliers de paysans et d'ouvriers issus de la communauté indigène.
"Ce n'est pas une marche de douleur mais d'orgueil, pour notre patrie et pour l'égalité. Ce n'est pas une marche de tristesse, mais de joie", a-t-il poursuivi.
Son parti, le Mouvement vers le socialisme (MAS), attend la participation de 10.000 sympathisants à cette marche, qui devrait prendre entre cinq et sept jours.
Avant son élection en 2006, M. Morales, ancien chef des planteurs de coca, s'était fait connaître en lançant ce type de manifestation.
Le projet de nouvelle Constitution, qui vise à la redistribution des richesses au profit des communautés défavorisées des Andes, se heurte aux gouverneurs libéraux des régions riches prospères, situées dans l'est du pays.
Une crise politique a débouché en septembre dernier sur de violents affrontements qui ont fait au moins 18 morts, faisant craindre un risque de guerre civile.
La cour constitutionnelle a prévu qu'un tel référendum ne pouvait être convoqué qu'après un vote du Congrès, où le Sénat, l'une des deux chambres, est contrôlée par l'opposition.
Le gouvernement et l'opposition ont depuis tenté de négocier sans parvenir à un accord, alors que M. Morales souhaite organiser un référendum sur son projet de Constitution en février prochain.
Les gouverneurs des régions autonomistes dénoncent un projet "étatiste" et qui autoriserait la réélection de l'actuel président jusqu'en 2019.














Commentaires
lapsus
comment cinq région sur 2 peuvent refuser?
cela doit être un truc comme 2 sur 5, cela limite déja la portée du refus. surtout quand on sait que ces deux régions lieu des sources de pétrole, sont poussées a l'autonomie. a quand l'autonomie de la région parisienne car il y a les industries? Mais je suis bête, c'est déja ce qui est proposé avec l'europe des régions.
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