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La crise relance les ventes du "Capital" de Karl Marx

Dernière modification : 22/10/2008

"La production du capitalisme engendre, avec l'inexorabilité d'une loi de la nature, sa propre négation". Et si le philosophe Karl Marx avait raison ? Certains Allemands semblent, en tout cas, le penser...

Les Allemands redécouvrent le théoricien de la lutte des classes. Selon Jörn Schütrumpf, du Karl-Dietz-Verlag, la maison d'édition berlinoise qui publie les œuvres de Karl Marx et de Friedrich Engels, "Marx est de nouveau à la mode".

 

En 2005, son œuvre majeure, "Le Capital" (1867), dont la première partie est consacrée au développement de la production capitaliste, se vendait à 500 exemplaires à peine. Depuis le début de l'année, la maison d'édition en a déjà écoulé 1 500. "La demande est nettement en hausse", a expliqué Jörn Schütrumpf, mercredi, au quotidien Neue Ruhr/Neue Rheinzeitung. Selon lui, les nouveaux lecteurs du "Capital" sont des déçus du néo-libéralisme et cherchent des réponses ailleurs…

 

Une tendance qui n'est pas seulement liée à la crise financière mais aussi au sentiment d'insécurité croissant des Allemands face à la mondialisation.

 

Parmi ses lecteurs, Marx compte également un membre du gouvernement allemand, et pas des moindres : Peer Steinbrück, le ministre des Finances. Dans une interview sur la crise financière, accordée mi-septembre à l'hebdomadaire Der Spiegel, le grand argentier allemand admettait que "certaines parties de sa théorie ne sont pas si fausses".

 

Une reconnaissance posthume qui, selon le quotidien Neue Ruhr/Neue Rheinzeitung, fait de Karl Marx l'un des gagnants de la crise financière.

 

Première publication : 16/10/2008

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