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Importante mobilisation des enseignants du primaire parisien

Dernière modification : 16/10/2008

Le Rectorat de Paris a indiqué que 34,36 % de l'ensemble des enseignants du primaire de la capitale française ont participé à la grève organisée pour protester contre les difficiles conditions de travail dans l'Éducation nationale.

La grève des enseignants du primaire (écoles maternelles et élémentaires) à Paris a mobilisé 34,36% du total des enseignants, a annoncé jeudi à l'AFP le recteur de Paris Maurice Quénet, qualifiant le mouvement de "grève importante", plus suivie qu'envisagé.

"Le service d'accueil a fonctionné, en dépit de la grève d'une catégorie d'agents" d'animation, a-t-il ajouté. Il n'a pas précisé le nombre d'écoles parisiennes ayant mis en oeuvre le droit d'accueil, légalement obligatoire à partir de 25% d'enseignants grévistes dans une école.

"34,36% de grévistes par rapport au nombre total d'enseignants, ça veut dire que c'est une grève importante", a déclaré M. Quénet. "Une grève dont il va falloir décrypter le sens", car les participants sont "beaucoup plus que ce que je pensais avoir", a-t-il ajouté.

Environ 40% d'enseignants avaient déclaré leur intention de faire grève (ce qui est rendu obligatoire par la loi sur le droit d'accueil). "Donc les enseignants qui ont déclaré leur intention de faire grève avaient vraiment cette intention", a précisé M. Quénet.

"On a un peu un changement de pratique en France" à ce sujet, a-t-il ajouté. Il était impossible jusqu'à présent de connaître à l'avance le nombre de grévistes faute de déclaration préalable et donc difficile d'organiser les classes.

Les enseignants parisiens du primaire se sont mis en grève contre "l'autoritarisme" de l'inspecteur d'académie, son refus d'accepter une réunion syndicale sur le temps de travail des enseignants, les suppressions de postes, en particulier des réseaux d'aide spécialisée (Rased), les modalités de mise en place de "l'aide personnalisée" et le service minimum d'accueil.

Première publication : 16/10/2008