- Islamisme - Justice - Maroc
Quarante-cinq activistes accusés d'appartenir à une cellule terroriste qui avait planifié un attentat contre le port de Casablanca ont été condamnés jeudi par un tribunal marocain à des peines de prison allant de deux à trente ans, rapporte l'agence de presse MAP.
Les prévenus, qui se réclament de la mouvance salafiste, étaient poursuivis, entre autres chefs d'inculpation, pour "constitution d'une bande criminelle dans le but de commettre des actes terroristes", "fabrication et possession d'explosifs", "vols qualifiés", "faux et usage de faux", "financement de terrorisme" et "non dénonciation d'actes terroristes".
"Les membres de cette organisation en cours de formation projetaient des attentats contre le port de Casablanca, une caserne des Forces auxiliaires à Bournazel (Casablanca) et des postes de police dans la même ville", précise Maghreb arabe Presse.
Ils étaient liés d'après l'accusation à Abdelfettah Raydi, un activiste qui s'était fait exploser dans un cyber-café de Casablanca en mars 2007.
Un mois après cet attentat, qui n'avait pas fait d'autres victimes que le kamikaze, la police marocaine avait mené un raid dans un quartier populaire de Casablanca. Trois hommes, dont un frère de Raydi, avaient alors actionné leurs ceintures d'explosifs, tuant un policier et blessant une vingtaine de personnes.
La plupart des personnes inculpées sont originaires des quartiers désoeuvrés de Casablanca où le chômage et la pauvreté poussent de nombreux jeunes au désespoir.


























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